vendredi 28 juin 2013

Les enfants et le Ritalin, un problème québécois?


C’est le temps des vacances, et pour plusieurs enfants et adolescents, c’est aussi le moment de l’année où ils prendront une pause de petites pilules. Une pause de Ritalin, Concerta ou Adderall, ces médicaments qui traitent leur TDAH, le Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Et il semble que les jeunes Québécois soient atteints de TDAH à un niveau bien supérieur à la moyenne canadienne. En fait, selon une étude canadienne qui vient tout juste d’être publiée, près de la moitié des prescriptions reliées au TDAH au pays le sont au Québec! Wow!

En effet, dès l’implantation, en 1997, de l’assurance médicaments au Québec, les prescriptions de Ritalin et de médicaments connexes ont explosé.

Une décennie après son implantation, note-t-on dans l’étude publiée par The National Bureau of Economic Research (et passée complètement inaperçue au Québec), les enfants québécois utilisaient le Ritalin à un taux deux fois plus élevé qu’ailleurs au Canada, où cette assurance n’existe pas.

Les jeunes Québécois sont-ils plus atteints de TDAH? Ou bien la gratuité de la médication a «facilité» certains diagnostics?

Le Ritalin est-il réellement efficace?

Puisque les Québécois semblent mieux détecter et soigner le TDAH, leurs jeunes devraient en retirer des avantages, n’est-ce pas? Cette drogue doit bien les aider à mieux performer à l’école? À y rester plus longtemps que les autres Canadiens?

La réponse est malheureusement non, comme le confiait au Globe and Mail l’un des auteurs de cette étude, Mark Stabile, professeur d’économie et politique publique à l’Université de Toronto.
Si le Ritalin était si efficace, dit-il, les résultats scolaires de cette cohorte qui en bénéficie depuis dix ou vingt ans auraient augmenté, le taux de décrochage scolaire aurait significativement diminué.

Mais non. Au contraire, Mark Stabile et ses deux coauteurs ont trouvé «une augmentation de problèmes émotionnels chez les filles, et une réduction du niveau de scolarité chez les garçons». Rien ne laisse croire que l’utilisation de médicaments pour le TDAH donne des résultats. Mais leur utilisation banalisée peut au contraire avoir des conséquences négatives, écrivent-ils.

En fait, comme le dit Mark Stabile, les stimulants ne rendent pas les enfants plus ou moins brillants. Mais comme ils deviennent plus tranquilles, moins dérangeants, on croit leur problème réglé.

Entendons-nous: ce n’est ni l’assurance médicaments québécoise, ni l’industrie pharmaceutique qui a créé le problème de TDAH. Des millions d’enfants, sévèrement atteints, n’ont jamais pu terminer leur scolarité dans le passé, car on comprenait fort mal leur problème et on ne savait pas comment le traiter.

On les appelait des cancres, des rêveurs, des impulsifs. Plusieurs ont bien réussi dans leur vie, comme en font foi les témoignages de TDAH devenus des entrepreneurs célèbres. Mais d’autres n’ont jamais pu compléter une formation qui leur aurait permis de bien gagner leur vie.

Un problème complexe

Ainsi, lorsque la médicamentation est arrivée, on l’a vu comme une solution à un réel, et très complexe problème. Mais cette étude du National Bureau of Economic Research vient remettre toute cette certitude en question. Et elle mérite notre réflexion.

Est-ce réellement utile? À tout le moins, à cette échelle? On ne connaît pas à long terme les effets du Ritalin ou du Concerta. Certains échos provenant des États-Unis ne sont guère rassurants. On parle de dépressions majeures et dans certains cas, extrêmes mais tragiques, de suicide. Les effets secondaires plus «bénins» sont bien connus: perte d’appétit, du sommeil, maux de tête, baisse de l’estime de soi.

Bien des parents me disent comment le Ritalin ou le Concerta a aidé leur enfant à passer à travers le complexe cheminement scolaire, où l’uniformisation est de mise. Mais d’autres m’ont aussi parlé de ces profs qui leur téléphonent le soir, à la maison, pour leur ordonner de médicamenter leur enfant, alors qu’aucun diagnostic officiel n’est tombé. «Faites-lui prendre du Ritalin ou bien, cherchez-lui une autre école», disent des directeurs d’école.

Et on parle maintenant de TDAH à la garderie!

Au lieu de s’arrêter un peu et de se questionner, il semble qu’on est davantage dans une logique d’accélération de la médication. À l’heure actuelle, 11% des jeunes Américains, et près d’un garçon sur cinq au secondaire, sont diagnostiqués avec un TDAH et les deux tiers sont médicamentés.

Plus l’enfant est jeune par rapport à son groupe d’âge (né en été, voire en septembre) plus il risque d’être diagnostiqué avec un TDAH. Et plus il est blanc aussi! Les jeunes blancs américains sont deux fois plus nombreux que les jeunes noirs ou hispaniques à être diagnostiqués et traités.

Meilleur dépistage? Peut-être. Mais n’y a-t-il pas là des signes d’une société ultra-performante qui ne tolère tout simplement plus que certains enfants réussissent moins bien à l’école, ou soient plus dissipés?

Sans jeter le bébé avec l’eau du bain –et le Ritalin dans la poubelle- il est peut-être temps de se poser des questions.

Par ailleurs, le TDAH est aussi devenu une affaire d’adultes.

mercredi 12 juin 2013

Ritaline ou Ritalin : « on peut faire en sorte que ces enfants en souffrance deviennent des adultes épanouis »



Voici un article fort intéressant publié dernièrement en France sur le site éditorial elle.fr qui fait un constat sur la dynamique entourant le TDAH versus la contrainte médicale.

L’éditorial publié le 7 juin dernier intitulé « Junkid » sur les excès des prescriptions du méthylphénidate a suscité des réactions et des commentaires sur elle.fr. En aucun cas, il n’a été question de nier la nécessité de sa prescription dans des cas de pathologies avérées et bien connues des psychiatres, lourdes au point d’être parfois catégorisées comme un handicap. Il s’agissait uniquement de dénoncer l’usage de ce médicament pour raisons de confort, comme le montrent les exemples bénins utilisés (« un enfant de 4 ans qui refuse d’enfiler son imper »). Il ne s’agissait pas non plus d’entrer dans le détail sur la polémique actuelle autour du trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Pour faire le point sur cette maladie, Christine Getin, présidente de TDAH France, l’association qui regroupe depuis 11 ans 3 800 personnes concernées par le « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité », répond à nos questions.

« Nous ne sommes pas pro-médicaments, mais nous sommes attentifs à ce que les enfants en souffrance puissent bénéficier du meilleur diagnostic possible et de la plus juste prise en charge, médicamenteuse au besoin, dit-elle. Ce médicament à base de méthylphénidate, Ritaline ou autre, est un psycho-stimulant qui va améliorer les mécanismes d'éveil pour des personnalités qui ne sont pas forcément agitées mais parfois simplement dans la lune en permanence. Ce sont des enfants en grande souffrance, souvent en proie à l'incompréhension voire au rejet de la société ou de l'école. En France, cette prescription est extrêmement réglementée, il faut passer par un psychiatre ou un neuro-pédiatre pour l'obtenir et manifester des troubles profonds pour l'obtenir. Les patients doivent avoir la meilleure information possible, y compris sur les effets secondaires éventuels. Mais la solution possible pour ces enfants réside dans une synergie entre les parents, les médecins, les psys, l'école... Et la médication seule ne suffit pas, il faut évidemment une prise en charge psychologique et bien souvent un aménagement scolaire. Et cela marche: en s'unissant, les adultes peuvent aider ces enfants en souffrance à mieux fonctionner. Mais la souffrance ne se guérit pas avec un médicament mais en ouvrant aussi un espace de parole, de compréhension. C'est un travail de chaque instant, mais on peut faire en sorte que ces enfants deviennent des adultes épanouis. »

> Voici des témoignages de parents ayant un enfant atteint du « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ». Nous avons choisi d’en publier quelques extraits.

« (…) Pensez-vous vraiment que nous n'avons pas essayé tout ce qui était possible, accessible, pour nos enfants... NON, ils ne sont pas mal élevés, ils sont HANDICAPES, oui, malheureusement ou heureusement, cela ne se voit pas tant que cela, juste qu'ils sont ingérables, perturbateurs, dans la lune (!), toujours en opposition, insultant parfois, violents aussi ... mais nous sommes leurs parents et notre vœu est de les aider au mieux de nos connaissances et possibilités. Alors, oui , il y a ce médicament, "magique" oui car effectivement, nos enfants retrouvent une vie "sociale et sociable", suivent en classe, poursuivent des études et finiront par réussir à leur niveau mais ils feront sans doute ce qu'ils ont envie... et cette "pilule magique" (…) Cette petite pilule, pour nous, pour notre enfant, c'est une vie sociale, une vie scolaire , une vie "un peu plus calme" pour nous, et comme elle nous a dit après quelques jours de traitement : c'est moins le bazar dans ma tête... On ne lui donne que pendant les périodes scolaires... pendant les vacances, il faut "la gérer" !
Une maman en colère, qui fait au mieux pour aider, accompagner, gérer , soutenir... son enfant qui n'est pas une "droguée".
Véronique

« Ces familles se heurtent au quotidien à de nombreux obstacles financiers, organisationnels, scolaires et font face, chaque jour, à des situations d’incompréhension, de rejet, et d’échec.
Aucune d’entre elles n’est en recherche de « camisole » ou de « muselière » chimiques. Toutes sont par contre, pleinement conscientes des souffrances de leur enfant, des risques pour leur développement, et de la difficulté qu’il peut y avoir, lorsque les professionnels consultés estiment que cela est nécessaire, à accepter une médication qui est tant décriée, souvent mal comprise et toujours envisagée comme n’étant que l’un des aspects d’un parcours, qui allie suivi médical, rééducations, guidance psycho-éducative et aménagements d'une scolarité souvent semée d’embûches. (…) ».
Katia Gabrielle, mère de deux enfants concernés par le Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité

« Notre fils est atteint de TDAH. Il a passé la plus grande partie de sa scolarité de primaire à l'écart du groupe, malheureux, rejeté par les autres élèves et désigné par les enseignants comme perturbateur. Sa table de classe placée dans le couloir, les journées dans le bureau du directeur ou au coin dans la cour. Les cahiers déchirés, les affaires perdues et surtout, surtout, ce regard des autres qui accable. Jamais d'invitations aux anniversaires. Les mots des autres parents pour se plaindre de son comportement.
Depuis la maternelle, nous avons tenté de l'aider de toutes les manières possibles : psychologue, psychomotricité, rééducation graphique, méthode de barkley, groupes de paroles, etc. Nous avons longtemps refusé le traitement par méthylphénidate, par principe et par crainte. (…) Notre fils est maintenant sous Concerta depuis 2 ans, depuis l'entrée au collège. C'est un choix que nous n'avons pas fait avec légèreté, c'est une décision douloureuse et difficile à prendre et bien sûr que nous aurions souhaité agir différemment. Mais sa vie en a été fondamentalement changée, sur le plan relationnel, scolaire mais surtout sur son bien-être. Comme tous les parents, ce que nous souhaitons au plus profond de nous même, c'est de voir nos enfants grandir heureux. »
Alix

« Effectivement non, on en guérit jamais ! On vit avec mais certains troubles, dont l’impulsivité si l’enfant est impulsif, peuvent évoluer. Mon mari, 40 ans, manque de concentration depuis qu’il est enfant et mon fils, 7 ans, est toujours dans la lune, non concentré et impulsif depuis son plus jeune âge! Apres 6 mois de traitement, je découvre mon enfant. Je prends plaisir à être avec lui, ce qui a malheureusement été difficile depuis les 4 dernières années. Quant à mon fils, il essaie à nouveau de se faire des copains a l’école, avance bien dans sa scolarité alors qu’on nous parlait en milieu d'année d' avoir une assistante de vie scolaire. Il ne fait plus de colères et de crises, accepte mieux la frustration sans plus se mettre en danger, il nous parle, nous fait rire... Il revit ainsi que toute la famille. Le diagnostic a été très long. Nous avons rencontré des médecins très incompétents et très mal informés. Nous n’avons rien lâché et avons rencontré un bon spécialiste. Médicamenter un petit bonhomme de cet âge n’est pas une décision facile à prendre mais, dans notre cas, elle a été nécessaire pour le bien et l’épanouissement de notre fils. »
Une internaute anonyme

« Je suis Asperger et également TDAH diagnostiquée à 53 ans, trois enfants adultes très probablement TDAH dont l'un, une fille, avec Troubles du spectre autistique autrefois appelés "psychose infantile".
Trois petits fils, l'un probablement TDAH avec troubles associés et les deux autres TDAH avec troubles associés. Une petite fille de 10 ans 1/2 encore à charge, autiste Asperger, HPI et TDA/H avec troubles associés.
Après une vie très difficile, parsemée d'échecs et de problèmes importants liés à un comportement très impulsif, un problème important et récurrent de désorganisation et de concentration, (problèmes que j'ai toujours imputés en grande partie à l'éducation reçue par mon père), j'ai été diagnostiquée TDAH et j'ai appris par un éminent spécialiste en la matière que je n'avais aucun problème lié à une quelconque "mauvaise éducation" mais un désordre neuro biologique cérébral qui provoquait ces troubles importants qui ont empoisonné toute ma vie. Il m'a prescrit du méthylphénidate et dès le premier jour de traitement ma vie a complètement changé, tout est organisé, calé, je ne procrastine plus, et je suis plus posée dans la réflexion et donc je n'agis plus sous l'effet de l'impulsivité. »
Maddie Haentzler

Source : http://www.elle.fr/Societe/News/Ritaline-on-peut-faire-en-sorte-que-ces-enfants-en-souffrance-deviennent-des-adultes-epanouis-2459637

mardi 11 juin 2013

Troubles de l’attention, hyperactivité : la piste du mercure et du plomb


Une exposition prénatale au mercure, ou encore une exposition postnatale au plomb, multiplieraient les risques pour un enfant de développer un trouble du déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Cette découverte, à mettre au crédit de chercheurs canadiens, confirme les effets délétères de ces deux métaux lourds sur le développement de l’enfant.


Grâce à des analyses du sang ombilical, les chercheurs du Centre de recherche du CHU de Québec et de l’Université Laval (Canada), ont mesuré l’exposition prénatale au mercure de la population inuit du Nunavik, une région située dans le Nord du Québec et autrefois appelée le Nouveau Québec. Pourquoi ces populations précisément ? Parce qu’elles sont particulièrement exposées au mercure, du fait de leur forte consommation de chair provenant de mammifères marins. Résultat, les enfants dont le sang de cordon présentait les concentrations les plus élevées en mercure ont vu leur risque de TDAH multiplié par trois, en comparaison des autres.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « l’exposition au méthyl-mercure in utero peut résulter de la consommation par la mère, de poissons ou de crustacés ». C’est pourquoi en France, l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation de l’Environnement et du Travail (ANSES) recommande aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 30 mois « d’éviter de consommer les poissons les plus contaminés : requins, lamproies, espadons, marlins… ».

Les auteurs de ce travail ont également démontré que les enfants de 11 ans exposés à de très faibles niveaux de plomb, sont 4 à 5 fois plus exposés au risque de présenter des difficultés d’attention, de type hyperactivité. Là encore, l’alimentation est en cause. Le métal s’insinue en effet dans la chair des animaux, par l’intermédiaire des munitions utilisées pour la chasse. Pour les auteurs, « ces résultats renforcent les preuves des effets négatifs d’une exposition postnatale au plomb qui serait nettement inférieure au niveau actuellement considéré comme ‘ sans danger ‘par les autorités de santé publique ».


lundi 10 juin 2013

L’activité physique est bénéfique pour les enfants qui ont un TDAH



«Il y a longtemps eu un consensus populaire voulant que l'activité physique soit une bonne chose pour les enfants qui ont un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité [TDAH] parce que, par définition, ces enfants bougent sans cesse. Mais aucune étude empirique n'avait validé cette croyance... jusqu'à aujourd'hui», déclare Claudia Verret, diplômée en kinésiologie de l'Université de Montréal et professeure à l'UQAM.

Dans le cadre de son doctorat, elle a démontré qu'un programme d'activités physiques de 10 semaines pouvait améliorer significativement les comportements et les fonctions cognitives d'enfants âgés de 7 à 12 ans aux prises avec un TDAH.

«Trois midis par semaine, nous réunissions un groupe de 10 enfants qui, pendant 45 minutes, s'adonnaient à un sport collectif comme le basketball ou le soccer, explique Mme Verret. L'exercice physique pratiqué devait permettre d'atteindre une fréquence cardiaque de moyenne à élevée.» Ces enfants étaient comparés avec 11 sujets souffrant aussi d'un TDAH mais qui ne participaient pas aux activités.

Avant et après le programme, les enfants ont passé une batterie de tests neuropsychologiques destinés à mesurer leur attention. Leurs parents et professeurs ont également rempli des questionnaires relatifs à leurs comportements et à leurs compétences sociales.

«À la suite du programme, les parents et les professeurs ont rapporté que l'ensemble des comportements problématiques mesurés, comme l'agressivité, l'anxiété et la dépression, ont diminué, particulièrement les troubles sociaux», souligne la professeure.

Selon elle, l'effet positif de l'exercice physique sur les interactions sociales est un résultat «majeur». «Le portrait clinique des enfants atteints d'un TDAH révèle qu'ils ont très souvent du mal à s'adapter aux autres. Le fait de prendre part à des activités physiques de groupe structurées les aidait à surmonter cette difficulté, et ce, même si le programme ne visait pas spécifiquement le renforcement social.»

Les enfants se montraient aussi moins impulsifs. «Les enseignants nous ont mentionné qu'au retour de la séance d'activité physique ils étaient capables de rester assis plus longtemps que d'habitude», signale Claudia Verret, qui a effectué son doctorat sous la supervision des professeurs Louise Béliveau, de l'UdeM, et Phillip Gardiner, de l'Université du Manitoba, en collaboration avec l'Hôpital Rivière-des-Prairies.

Les problèmes d'attention se sont en outre atténués. Les enfants ont certes commis des erreurs dans les examens neuropsychologiques, mais ils les ont faits plus rapidement. «En fin de compte, ils étaient plus efficaces, signe que leur attention était meilleure, constate Mme Verret. Nous voyons un lien direct avec ce qui leur était demandé au cours des séances d'activité physique. En effet, une grande attention est requise au cours d'un match de basketball: il y a une cible à suivre, en l'occurrence le ballon, des partenaires et des adversaires à repérer, un objectif à réaliser, etc.»

Claudia Verret note également une amélioration des performances motrices. Dans une étude précédente, la chercheuse avait observé que les enfants ayant un TDAH présentaient des déficits notables sur le plan moteur. «Ils avaient de la difficulté à courir, sauter, attraper un ballon, dit-elle. On savait qu'ils avaient certains problèmes du côté de la motricité fine, mais peu de chercheurs s'étaient intéressés à leur motricité globale.» Elle croit qu'il est important de poursuivre des recherches dans cette voie, car «la pratique sportive, surtout chez les garçons, joue un rôle essentiel dans le développement des compétences sociales», ce qui fait cruellement défaut aux enfants qui souffrent d'un TDAH.
L'activité physique, une aide complémentaire à la thérapie

Claudia Verret reconnait que cette recherche demeure exploratoire à cause de son petit échantillon. Mais, ajoute-t-elle, les résultats obtenus sont encourageants à un point tel qu'il serait opportun, éventuellement, de considérer l'activité physique comme une aide complémentaire aux thérapies traditionnelles.

«Au cours des séances de thérapie cognitivo-comportementale, on travaille l'auto-contrôle, l'estime de soi et les habiletés sociales entre autres. On pourrait intégrer cette structure à l'intérieur d'un programme sportif. L'enfant pourrait ainsi mettre en pratique ce qu'il apprend pendant la thérapie. Ce serait une excellente manière de susciter son plaisir et de renforcer sa motivation.»

Elle indique qu'une telle initiative nécessitera de mieux former les intervenants qui encadreront les enfants. «Notre étude démontre que le sport de groupe semble préférable pour ces enfants en raison de son influence sur le plan social. Mais dans la réalité, il n'est pas aisé de s'occuper d'un groupe d'une dizaine d'enfants qui ont un déficit de l'attention si l'on ne possède pas la formation requise. Nous devrons élaborer des outils pour faciliter le travail des intervenants.»

vendredi 7 juin 2013

La musique pour aider nos petites tornades ?



Hier, les enfants hyperactifs étaient traités avec les électrochocs et la lobotomie. Aujourdh'hui, on utilise la médication. Et si demain on utilisait...la musique ?


Un article radiophonique de 3 minutes fort intéressant ci-bas.

 


Les personnes atteintes de troubles de la mémoire ou de l'attention pourraient bientôt bénéficier de nouvelles méthodes de diagnostic et de prise en charge basées sur la musique.


Depuis quelques années, tout un pan de la recherche s'intéresse à la façon dont notre cerveau est capable de traiter et d'analyser la musique.

Barbara Tillmann, directrice de recherche au CNRS, explique pourquoi les neurosciences s'intéressent à la musique : "on commence à étudier comment on peut utiliser la musique pour booster le cerveau dans d'autres activités".

Elle a ainsi testé la musique sur des enfants dyslexiques, en se basant sur la théorie de l'attention.

jeudi 6 juin 2013

Être ou ne pas être TDAH...


Quel est le produit dont la consommation a augmenté de 70% en 5 ans et le nombre de consommateurs de moins de 20 ans de 114%? C'est un psychostimulant qui, paradoxalement, calme les enfants hyperactifs ainsi que l'a révélé une étude du laboratoire Celtipharm portant sur les ventes des pharmacies. Nous sommes bien loin des Etats-Unis où la progression ces six dernières années est de 600%.

Est-ce un bon signe au sens où les enfants seraient mieux soignés ou un mauvais signe au sens où ce psychostimulant plus connu sous le nom de Ritaline serait trop prescrit? La réponse n'est pas simple.

Comme la majorité des troubles du comportement, il n'y a pas de marqueur biologique spécifique. Le diagnostic repose sur le consensus clinique des spécialistes qui peut varier: ce qui apparaît comme pathologique à une époque sera considéré comme normal à une autre.

Le diagnostic a la particularité d'être si facile que tout le monde peut le faire et d'ailleurs tout le monde le fait: un enfant qui ne tient pas en place, parle sans arrêt, papillonne sans jamais se fixer sur une tâche, ne passe pas inaperçu. D'autant qu'il est souvent impulsif et incapable de se concentrer. Il est en revanche beaucoup plus difficile d'appréhender la cause de cette instabilité. La progression des prescriptions médicamenteuses aux USA indique que les Américains privilégient ce que le pédopsychiatre Bernard Golse appelle "la clinique de l'instant" opposée à une "clinique de l'histoire". L'hyperactivité y est considérée comme une anomalie neurobiologique point barre.

En France, la prescription initiale de cette molécule classée comme "stupéfiant" est réservée aux services hospitaliers, précaution censée préserver des indications abusives. Les psychiatres ne sont pas divisés en deux camps irréductibles, les uns tenants d'une origine neurobiologique, les autres d'une origine psychologique car la plupart pratique encore une "clinique de l'histoire" ce qui les amène à distinguer plusieurs formes d'hyperactivité: l'instabilité peut n'être qu'un signe parmi d'autres; tantôt il s'agit d'une maladie psychiatrique ou neurologique, tantôt il s'agit d'un enfant qui n'est soumis à aucune contrainte éducative.

Ailleurs, on retrouve des perturbations importantes des interactions précoces. Mais il arrive aussi que, même en cherchant bien, on ne trouve aucune cause psychique ou environnementale ce qui évoque fortement une cause neurobiologique. Et pour compliquer le tout, facteurs psychiques et neurodéveloppementaux peuvent être intriqués et se potentialiser.

La difficulté pour le thérapeute est de n'exclure aucune hypothèse pour créer un dispositif thérapeutique adapté. La Ritaline y a une place quand elle permet à l'enfant de penser et pas seulement de se tenir tranquille. Encore faut-il que le thérapeute lui même ne s'empêche pas de penser en réduisant l'enfant à un comportement qui ne convient pas aux exigences de la société et que seul un médicament pourrait faire changer.


Source : http://www.huffingtonpost.fr/caroline-eliacheff/hyperactivite-ritaline_b_3388711.html

mercredi 1 mai 2013

Pourquoi le TDAH est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?


Une belle analyse sur le TDAH chez les adolescents et l'aide que l'on peut leurs apporter.

Pourquoi le TDA /H est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?

"Les adultes qui côtoient des ados TDA/H passent aussi à côté du trouble car ils associent certains symptômes comme étant liés à la phase de l’adolescence. En effet, le non-respect systématique des règles, les éclats de colère, la distraction, la démotivation scolaire … sont monnaie courante à l’adolescence. Difficile donc de démêler ce qui appartient à l’un ou à l’autre. Pourtant les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est important d’accompagner les enfants et les jeunes atteints de TDA/H de manière appropriée. Les difficultés rencontrées dans l’enfance laissent souvent des traces dans le vécu des adolescents qui ont des troubles de type TDA/H. Parfois, ils ont accumulé des retards scolaires et ont perdu leur motivation pour les études. Leurs comportements impulsifs leur valent parfois des accrochages et des heurts dans leurs relations aux autres. Tout cela peut les amener à un certain découragement par rapport à l’école ou à d’autres engagements sociaux, et à une perte de l’estime de soi. Chez certains adolescents, s’il y a d’autres éléments contextuels défavorables, il peut s’ensuivre un état dépressif, une révolte ou des troubles des conduites comme la toxicomanie ou la délinquance."

mercredi 3 avril 2013

Etats-Unis: un ado sur cinq souffre du trouble de déficit d'attention


Voici un article très intéressant qui mérite que l'on se questionne sur l'évaluation et la prescription de médicaments hâtive de la part de certains médecins...

 WASHINGTON — Près d'un garçon adolescent sur cinq aux Etats-Unis souffre du trouble du déficit d'attention avec hyperactivité ainsi que 11% de tous les enfants en âge scolaire, une forte hausse depuis dix ans, rapporte lundi le New York Times citant de nouvelles statistiques fédérales.

Jusqu'alors, ce trouble psychiatrique caractérisé par des problèmes de concentration et de comportement - appelé en anglais "Attention deficit disorder with hyperactivity ou ADHD" - affectait de 3 à 7% des enfants américains.

Des statistiques brutes des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) analysées par le New York Times indiquent que ce syndrome a été diagnostiqué chez 6,4 millions des enfants de 4 à 17 ans à un moment de leur vie, soit un accroissement de 16% depuis 2007, et de 53% en dix ans.

Environ les deux tiers des enfants qui en souffriraient actuellement prennent des stimulants, comme de la Ritaline ou de l'Adderall. Ces traitements sont efficaces mais peuvent aussi entraîner une dépendance ainsi que de l'anxiété ou des psychoses.

La forte hausse des cas d'ADHD cette dernière décennie est jugée surprenante par des médecins, et suscite une inquiétude grandissante quant à une utilisation excessive de ces médicaments, souligne le journal.

"Nous devons assurer un usage approprié" de ces médicaments, a insisté le directeur des CDC, le Dr Thomas Frieden.

"Les bons médicaments prescrits pour l'ADHD aux personnes qui en ont réellement besoin peuvent faire une grande différence mais malheureusement leur utilisation à mauvais escient s'accroît à un rythme alarmant", a-t-il déploré dans le New York Times.

Selon le Dr James Swanson, professeur de psychiatrie à l'Université internationale de Floride, un des experts en pointe sur l'ADHD, "il n'est pas possible qu'un garçon adolescent sur cinq souffre d'ADHD".

"Si nous commençons à traiter des enfants qui ne sont pas atteints de ce trouble avec des stimulants, certains vont finir par abuser de ces médicaments et développer une dépendance", a-t-il mis en garde dans le quotidien.

Selon le New York Times, les ventes de ces stimulants ont plus que doublé ces dernières années, passant de 4 milliards de dollars en 2007 à 9 milliards en 2012.


lundi 4 février 2013

Être Super Parents !


Les Super Parents, ce sont les parents qui réussissent à élever un enfant atteint du TDA/H. Ils méritent notre admiration, ainsi que toute notre compréhension et notre soutien, même si parfois ils perdent courage et baissent les bras.

- très renseignés sur le TDA/H, ils acceptent l'enfant tel qu'il est.

- inflexibles pour ce qui est du respect des règles, mais toujours calmes et positifs.

- anticipent les situations à problèmes.

- essaient d'obtenir une étroite collaboration avec l'école et parfois même y arrivent.

- vont à l'école régulièrement et pas seulement lors des rencontres parents-enseignants.

- savent relâcher la pression quand le niveau de frustration de l'enfant atteint un seuil critique.

- s'abstiennent de critiquer leur enfant pour chaque petite faute ou imperfection commise (l'enfant atteint de TDA/H culpabilise énormément même si il ne le montre pas et n'a pas besoin que vous en rajoutiez).

- réagissent de manière constante et immédiate à chaque comportement.

- sont dotés d'un sens de l'humour incroyable.

- soutiennent leurs enfants dans leurs projets en leur montrant de l'intérêt et en les encourageant, quelles que soient leurs aptitudes.

- s'intéressent à ce que vit l'enfant ; ses joies, ses peines ses peurs, ses désirs ; mêmes fatigués.

- ignorent les fautes mineures et choisissent les combats qui en valent la peine.

- se rappellent que leur enfant ne veut pas être un fardeau pour son entourage.

- dans le doute, n'hésitent pas à répéter : à force d'être guidé, soutenu et orienté, l'enfant finira par assimiler.

- regardent toujours leur enfant comme un enfant et oublient l'élève.

- avant de punir ils s'assurent que le jeune a compris les "3 pourquoi" : pourquoi c'était interdit, pourquoi il doit réparer et pourquoi il ne recommencera pas.

- n'attendent pas de leur enfant qu'il possède les mêmes talents qu'eux et ne se montrent pas déçu si leur enfant ne marche pas sur leurs traces.

- ne projettent pas sur leur enfant leurs rêves de grandeur inassouvis.

- n'oublient pas que leur enfant a besoin du support et de la compréhension de sa famille et de son milieu scolaire.

- accordent à leurs enfants une approbation conséquente et inconditionnelle, pour les grandes et les petites choses qu'ils accomplissent, indépendamment de leur degré de réussite.

- n'oublient pas de dire souvent à leurs enfants combien ils les aiment et combien leurs enfants comptent pour eux. (Assurez-les que votre amour pour eux ne dépend pas de ce qu'ils accomplissent. Adoptez un comportement constant et cohérent. Si vous leur refusez votre affection ou votre approbation quand ils ne se distinguent pas, ils ne vous feront plus confiance).

- encouragent leurs enfants à faire de leur mieux et les poussent en douceur à aborder de nouvelles activités, à vivre de nouvelles expériences qui les aideront à évoluer et à élargir leurs connaissances afin d'augmenter leur confiance en eux, leur assurance physique et leur optimisme, quant au monde qui les entoure et à leur avenir.

- procurent, si c'est possible, à l'enfant un endroit où se réfugier et un pour se défouler.

- sont d'accord entre eux dans les stratégies à adopter vis-à-vis de l'enfant.

- se débrouillent pour trouver des moments d'intimité à deux, en amoureux.

- sont des adultes heureux. C'est le meilleur moyen pour faire des enfants heureux.

- ne croient pas les inepties qui consistent à dire qu'il ne faut pas prodiguer trop d'amour ou d'attention aux enfants, surtout dans leur petite enfance. Ils n'en auront jamais assez : un amour et une affection véritable ne risquent pas de les "pourrir".

- sont conscients de ne pas être parfaits et ne culpabilisent pas lorsqu'ils oublient d'appliquer les règles citées plus haut.


Les supers-parents ont parfois eux-aussi besoin de techniques pour se remonter le moral. Voici quelques conseils qui peuvent leur donner un coup de main.

Regarder un de vos film préféré après le repas, laissez tomber la vaisselle et le rangement. Demain !

Manger du chocolat...avec des chips et une bonne liqueur ben frette...mais pas trop souvent.

Ecouter de la musique...Ben ben Fort !

Dès que vous sentez que vous perdez le contrôle, mettez une distance émotionnelle entre vous et les événements pour être sûre de votre objectivité.

Trouvez un exutoire comme le sport ou un loisir.

Toutes les activités qui épanouissent un aspect de votre personnalité sont une source d'équilibre et un moyen de mieux résister aux contrariétés quotidiennes.

Veuillez à être bien entouré Que vous l'admettiez ou non, fréquenter des gens stressés est un important facteur de stress. A l'inverse, s'entourer de gens sereins - même pour un temps très court - procure un sentiment d'intense sérénité.

Ignorez les petites difficultés. Le premier secret pour accéder à la sérénité, c'est de ne pas laisser de petits problèmes vous empoisonner l'existence. Le deuxième secret, c'est de réussir à considérer TOUS les obstacles comme des obstacles mineurs.

Préservez des moments de détente peu importe ce qu'ils sont.

A chaque jour suffit sa peine La plupart de nos soucis le sont PAR ANTICIPATION. Neuf fois sur dix, ils n'ont aucune raison d'être, car les faits sur lesquels ils reposent ne se produisent jamais. Aussi, concentrez-vous sur le moment présent et dites-vous que demain est un autre jour.

SOURIEZ Ne vous départez jamais de votre sens de l'humour... si vous l'avez. Jouez-en aussi souvent que possible. Rien de tel pour désamorcer les situations de stress et accéder au calme.

Ne luttez pas en vain. Dans tout combat survient un moment où l'acharnement ne sert plus à rien, surtout s'il devient une fin en soi. Sachez abandonner un combat inutile pour un autre qui en vaut la peine, comme savent le faire les personnes sereines.

N'oubliez jamais que votre opinion aujourd'hui n'est pas forcément l'opinion que vous aurez demain. Alors donnez-vous du temps pour réfléchir aux événements qui vous tracassent.

Pensez serein Ayez des pensées sereines. Contemplez des scènes sereines. Écoutez des sons sereins. A votre avis, qu'allez vous ressentir?

Soyez votre meilleur ami.

N'accordez de l'attention qu'à ce qui le mérite. Au besoin, isolez-vous 5 minutes pour prendre du recul.

Défoulez-vous : criez, frapper sur un sac d'entraînement, mettez-vous en boule dès que vous en ressentez le besoin. Tout garder à l'intérieur, c'est accumuler le stress, avec le risque d'être totalement submergée un jour par de sombres idées. Faut que le méchant sorte !

Quand tout va mal, concentrez-vous sur la partie que vous pouvez influencer. Uniquement sur elle. Agissez et restez concentré pour agir encore et encore. Vite. et oubliez le reste : oubliez tout ce que vous ne pouvez pas influencer.

Allez regarder vos enfants qui dorment... ils sont si sages et si mignons.

Entourez-vous de gens qui voient le meilleur qui est en vous. Et qui vous encouragent.

Cessez une relation ou une activité non satisfaisante.

Quand vous discutez avec vos proches, laissez-les gagner. Choisissez d'être heureux, plutôt que d'avoir raison. (même si vous avez raison!)

Ne faites jamais semblant.

Lorsque vous repensez à votre journée, ne vous polarisez pas uniquement sur les petits soucis. Prenez le temps de vous remémorer aussi les bons moments du jour !

Glissez-vous dans un bon bain moussant.

Faites une pause et prenez une grande et bonne inspiration régénératrice plusieurs fois par jour. Votre rythme cardiaque et votre pression artérielle ne s'en porteront que mieux.

Prenez une longue et bonne douche - laissez l'eau chaude détendre les muscles de vos épaules et de votre dos.

Jouez avec vos amis ou vos enfants - c'est le secret de la jeunesse.

Permettez-vous un gros dessert de fou...de temps en temps...

Gardez de la distance par rapport au problèmes - une bonne santé et un esprit serein sont les choses les plus importantes.

Ne vous complaisez pas dans le passé. Vivez le présent, planifiez le futur.

Si vous ne vous sentez pas bien dans une situation, dites NON.

N'allez pas dans un Wallmart le samedi après-midi.

Soyez patient avec les autres - et avec VOUS-MÊME.

Restez en contact avec vos vieux amis et vos anciennes relations. Ils peuvent êtres d'une très grande écoute.

Ne regardez pas trop les nouvelles à la TV - lisez plutôt un journal, vous pourrez ainsi sélectionner ce qui vous intéresse.

Allez au bord de la mer ou du fleuve, spécialement en automne ou en hiver.

Admirez, respirez à fond.

Essayez la peinture, la sculpture ou le dessin.

Gardez une attitude positive - pensez à toutes les bonnes choses qui vont vous arriver demain.

Gardez votre âme d'enfant.

Évitez de vous justifier ou de prouver vos qualités.

Soyez le meilleur ami de votre amour.

Faites des exercices de respiration à chaque apparition de stress pour rester sereine quoi qu'il arrive.

Quand on vous demande quel est votre plat préféré, répondez la poutine Ashton à -48 avec le facteur vent !!!

Acceptez vos faiblesses.

Laissez donc aux autres le soin d'être parfaits et merveilleux. Contentez-vous de ce que vous êtes. Vous vous sentirez beaucoup plus détendu.

Et surtout, n'oubliez jamais qu'aujourd'hui, est le premier jour du restant de votre vie. Alors vivez-le à fond !!!

lundi 28 janvier 2013

Étude Une nouvelle manière de diagnostiquer le déficit d'attention?


En ce début d'année 2013, certaines nouvelles concernant le TDAH font surface dans l'actualité. Certaines d'entres eux sont très intéressantes. En voici une qui mérite d'être suivi de près.

Étude Une nouvelle manière de diagnostiquer le déficit d'attention?

Pour sa thèse de doctorat en pharmacologie, la chercheuse basque Alaitz Molano a prélevé 400 échantillons de salive chez des enfants ayant reçu un diagnostic de trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), ainsi que 400 échantillons chez des sujets qui n'avaient aucun problème de ce genre.

Parmi ces échantillons, un total de 250 polymorphismes, c'est-à-dire des variations génétiques entre les individus, ont été découverts, incluant 32 qui étaient directement reliés au TDAH, à l'évolution de la maladie, à son sous-type, à sa sévérité ainsi qu'à la présence d'autres problèmes.

L'analyse a même confirmé l'existence de 3 sous-types : le déficit d'attention, l'hyperactivité et la combinaison des deux.

Mme Molano a expliqué « qu'il était véritablement possible de constater, sur le plan génétique, à quel sous-type les enfants appartiennent », selon Science Daily.

La doctorante propose de mettre au point une puce à ADN contenant les 32 polymorphismes et pouvant être mis à jour au besoin si d'autres sont découverts, afin de faciliter le diagnostic du trouble.

Dans le monde, le taux de TDAH oscille entre 8 et 12 % des enfants. Environ 50 % des jeunes patients diagnostiqués continuent de montrer les symptômes à l'âge adulte.

Jusqu'à présent, le diagnostic n'était basé que sur l'observation comportementale, et non sur une confirmation clinique.

Source : http://fr.canoe.ca/sante/archives/2013/01/20130124-152908.html

jeudi 25 octobre 2012


Être parent, ce n'est pas un travail ou une "job". C'est un art ! Un art que l'on peaufine à coup de moment et à coup de journée. Chaque pensées, chaque gestes et surtout, chaque paroles doivent êtres pesées dans la balance de la conscience et du gros bon sens. Toutefois, garder cette constance n'est vraiment pas une mince tâche. Que nous soyons parents d'enfants ayant des troubles neurologique ou pas, la patience et la tolérance ne sont pas toujours au rendez-vous...Ou plutôt, nous n'arrivons pas toujours à les atteindre et faire en sorte que ces vertus guident nos actions, même et surtout dans les moments les plus dures.

Le texte qui suit m'a fait sourire parce qu'il est "criant" de vérité, sans faire de jeu de mot. À lire avec une certaine introspection, tout en gardant le sourire au coin des lèvres !

"Parmi les nombreuses découvertes de la vie de parents, l’une des plus horrifiantes est sans doute d’entendre sa propre « voix de parent ». De s’entendre chialer, donner des consignes, répéter, s’indigner, avoir peur, grogner, etc.

Mon billet d’hier sur les phrases à cocher chaque semaine (pour ne pas dire chaque jour) nous montre à quel point on peut en dire des trucs plates.

Et justement, il vient un temps où on répète tellement qu’on devient irrités de sa propre voix. C’est vraiment à moi cette voix trop haute, fatigante, criarde? C’est moi qui gesticule comme ça, en criant après le désordre et le bruit? C’est bien moi, ce parent fatiguant qui parle au mur? Mais taisez-moi quelqu’un.

C’est terrible de s’entendre chialer. On croirait entendre ses parents (Alors qu’on se jurait donc qu’on ne sonnerait jamais comme ça).
Ou alors c’est le contraire; on se demande pourquoi on crie autant alors que nos parents n’ont jamais eu besoin de faire ça…

Répéter. Jour après jour. Seconde après seconde. Et plus vous avez d’enfants, plus l’écart entre les phrases plates est court. Quand ils décident tous de mettre le trouble en même temps, on se rend vite compte que nos pauvres jets de consignes sont pathétiques et inutiles.

Des fois, je refuse. Je me dis qu’il y a surement une façon différente de faire passer le message qu’avec ce ton de parent. Et j’essaie des méthodes alternatives. Le regard furieux sans paroles. Le ton monocorde très bas avec le doigt qui pointe. Le décompte avant la conséquence. La phrase mystérieuse « Ok, parfait, si c’est comme ça… » que seul le plus vieux détecte comme une vague menace. Ou bien sûr, l’humour.

L’humour ça marche… jusqu’à ce que ça ne marche plus. Parfois, c’est efficace quand c’est jumelé avec la voix basse sérieuse tout de suite après. C’est la formule « Requête sous forme de blague / on rigole mouahaha / demande sur un ton doux mais sérieux ». Et quand ça fonctionne, on se sent à peine un peu manipulateur.

Mais souvent, on n’a juste pas le temps pour l’humour. Ni la patience. Alors c’est la voix de parent qui sort et hurle de se dépêcher à s’habiller, de refermer le tube de dentifrice, de descendre du frigo... Ah, la vilaine voix.

Faut croire que cette voix-là voyage sur des ondes à haute fréquence. Une fréquence que les enfants, eux, ne semblent pas capter du tout…"

mercredi 24 octobre 2012

Mémoire, concentration et énergie : diète spéciale ?


Est-ce que l'alimentation peu jouer un rôle décision dans la prévention ou l'amélioration des effets du TDAH ? La question se pose encore. Toutefois, certains spécialiste en nutrition se penchent sur le sujet. Hélène Baribeau, nutritioniste nous donne quelques conseils.

"Les troubles de la mémoire et de la concentration peuvent survenir à tout âge : difficultés d’apprentissage chez les jeunes, trous de mémoire durant les périodes de fatigue ou de stress chez les adultes, baisse de concentration après les repas ou réduction des performances intellectuelles chez les gens d’un âge avancé. Or, la nutrition peut jouer un rôle significatif dans le maintien et même dans l’amélioration de ces fonctions.

Plus de 40 nutriments interviennent dans le fonctionnement du cerveau. À cet égard, il est aussi important de s'assurer un apport adéquat en macronutriments (protéines, glucides et lipides) qu'en micronutriments (vitamines et minéraux).

Dans cette fiche, il sera question des mesures alimentaires à mettre en place afin de rendre plus performantes notre mémoire et notre concentration et de maintenir notre énergie tout au long de la journée."

lundi 22 octobre 2012

La menace de l'hyperactivité


L'hyperactivité est dévastatrice pour la performance scolaire et l'emploi, selon une nouvelle étude américaine qui a suivi des hyperactifs pendant 33 ans. Le problème est l'adolescence, qui rime souvent avec l'abandon des médicaments. Le point sur la question.

Ils sont sept fois moins susceptibles d'aller à l'université, sept fois plus susceptibles de ne pas terminer leur secondaire et gagnent en moyenne 40 000$ de moins par année. Leur couple est trois fois moins stable et ils ont trois fois plus de problèmes de drogue ou d'alcool.

Les personnes souffrant du trouble déficitaire d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne connaissent pas seulement des difficultés durant leurs études. Même si les trois quarts des patients guérissent à l'âge adulte, ils gardent souvent les séquelles des problèmes qui ont miné leur enfance et, surtout, leur adolescence, selon une nouvelle étude américaine.

L'étude new-yorkaise a suivi 135 garçons souffrant de TDAH pendant 33 ans, jusqu'à un âge moyen de 41 ans. C'est la plus longue du genre, et de loin.

«Malheureusement, il n'y a pas eu beaucoup de différence dans les traitements, alors on peut considérer que les résultats s'appliquent aux enfants TDAH d'aujourd'hui», explique Rachel Klein, de l'Université de New York, auteure principale de l'étude parue dans la revue Archives of General Psychiatry. «D'autant plus que notre échantillon provenait d'une banlieue aisée de New York. Ce sont des enfants qui ont eu de l'aide, du soutien, une vie familiale pas trop chaotique.»

Ridha Joober, chercheur en psychologie à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, confirme que les impacts catastrophiques mesurés par les psychologues new-yorkais sont probablement valides aujourd'hui. «Une fois que les parents trouvent la bonne médication, généralement vers le milieu ou la fin du primaire, ils ne font souvent plus de suivi, déplore M. Joober. Or, il faut entourer ces enfants, les aider à trouver des solutions pour les problèmes à l'école, discuter avec la direction et les professeurs. Il faut souvent changer la médication au bout de deux ou trois ans. On peut faire une thérapie familiale pour trouver des solutions inventives aux problèmes, surtout à l'adolescence. De cette manière, les parents peuvent rencontrer le thérapeute seuls si l'enfant est récalcitrant.»

Il n'y a pas de filles dans l'étude de Mme Klein parce que le TDAH touche surtout les garçons, particulièrement quand il y a hyperactivité, la seule forme de la maladie qui était alors diagnostiquée. Les critères de diagnostic ont changé depuis et incluent maintenant des patients avec des formes moins sévères de TDAH. «Les impacts sont moins grands quand il n'y a pas d'hyperactivité ou d'impulsivité», précise Mme Klein.

La proportion de patients médicamentés chute de 65 à 30 % entre 12 et 17 ans.

Les 12-25 ans en Australie

Pour combattre l'abandon des médicaments à l'adolescence, l'Australie a imaginé en 2007 une approche novatrice: des cliniques de santé mentale pour les 12-25 ans. «Les adolescents TDAH abandonnent souvent les médicaments et, à 18 ans, ils doivent changer d'endroit pour être suivis», explique Ridha Joober, de l'institut Douglas, qui a parlé à La Presse des cliniques Head Space d'Australie.

«Des établissements qui ciblent précisément les adolescents et les jeunes adultes sont une idée brillante.» Les 40 cliniques ont vu 80 000 jeunes patients depuis leur lancement. Leur nombre devrait augmenter à 90 centres d'ici à 2015. Des critiques ont toutefois attaqué le programme Head Space parce qu'il siphonne une partie des budgets psychiatriques pédiatriques, ce qui laisse moins d'argent pour l'intervention précoce.

Peu de progrès du côté des médicaments

L'un des problèmes du traitement du TDAH est que les molécules n'ont pas vraiment changé depuis 30 ans.

«Il y a des variantes qui durent plus longtemps ou moins longtemps, explique Ridha Joober, de l'institut Douglas. Ça permet d'améliorer l'observance thérapeutique avec une couverture plus égale de la journée en évitant les hauts et les bas associés aux formes à libération immédiate. Mais à l'adolescence, il y a d'autres difficultés psychologiques qui font diminuer l'observance, comme le sens de l'autonomie et le désir de s'en sortir par soi-même.»

Brooke Molina, un psychologue de l'Université de Pittsburgh qui a publié plusieurs études sur le TDAH à l'adolescence, confirme en entrevue que la diminution des effets secondaires n'aide pas vraiment les adolescents à continuer leur médication. «Comment aider les adolescents demeure un mystère», avoue-t-il.

De 12 à 17 ans, la proportion des patients qui prennent des médicaments passe de 65% à 30%, selon une étude américaine de 2003. Le seul nouveau médicament améliore les problèmes d'anxiété et de tics, selon M. Joober.

Source : Mathieu Perreault - La Presse 


vendredi 22 juin 2012

Déficit d'attention: gare aux faux diagnostics

Un Nouvel article dde Daphnée Dion-Viens vient de paraître dans le journal le Soleil.

(Québec) Le neuropsychologue Benoît Hammarrenger tire la sonnette d'alarme : au Québec comme ailleurs, des médecins prescrivent trop souvent du Ritalin à des enfants qui ne souffrent pas réellement d'un trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Les faux diagnostics sont nombreux et leurs con­séquences peuvent être «dramatiques», dénonce cet expert.
Le déficit de l'attention est un problème neurologique qui entraîne des ennuis de concentration, d'oubli et de distraction. Selon différentes études réalisées à travers le monde, de 3 à 12 % de la population en serait atteinte dans les pays industrialisés.
Or, aux États-Unis, une étude récente a démontré que près d'un million d'enfants ont reçu à tort un diagnostic de TDAH.
«C'est énor­me», lance le Dr Hammarrenger en entrevue téléphonique, d'autant plus que cette étude est basée sur la prise en compte d'un seul critère, l'immaturité des enfants, alors qu'il existe plusieurs autres facteurs qui peuvent mener à un faux diagnostic. En Amérique du Nord, il s'agirait du diagnostic le plus fréquent en pédopsychiatrie.
Au Québec, il n'existe pas d'étude similaire qui permettrait de chiffrer les cas de faux diagnostics. Mais en se basant sur sa pratique en clinique privée, le Dr Hammarrenger estime que de 20 % à 30 % des enfants qu'on lui envoie pour un déficit d'attention éprouvent en réalité d'autres types de problème.
Les neuropsychologues sont les mieux outillés pour établir un diagnostic, basé sur une série de tests normés qui permettent d'en arriver à un verdict fiable, affirme-t-il. Mais puisque l'attente pour ce type de spécialiste peut aller jusqu'à deux ans dans le réseau public, ce sont les médecins et les psychologues scolaires qui identifient le plus souvent les enfants souffrant d'un TDAH.
«Un pédiatre peut voir un enfant dans son bureau pendant 15 minutes, une demi-heure s'il est consciencieux, avant d'émet­tre un diagnostic. En neuropsychologie, l'éva­luation est basée sur une journée complète», affirme M. Hammarrenger, qui dirige la Clinique d'évaluation et de réadaptation cognitive, située à Laval.
Résultats dramatiques
Les raisons qui pourraient porter à identifier un enfant à tort comme souffrant d'un TDAH sont nombreuses, ajoute-t-il. Le volet psychoaffectif et émotif est souvent sous-estimé, selon lui.
«Quand ça ne va pas à la maison ou si un enfant se sent intimidé à l'école, c'est sûr qu'il va avoir plus de difficulté à écouter le prof. Souvent, c'est l'anxiété qui vient drainer l'attention de l'enfant», explique-t-il.
Dans ces cas, lorsqu'on lui prescrit du Ritalin ou un autre médicament de la même famille à la suite d'un diagnostic de TDAH, le résultat peut être «dramatique», poursuit le neuropsychologue, puis­­que ces médicaments peuvent augmenter l'anxiété. «On vient de doubler le problème», dit-il.
D'autres problèmes peuvent aus­si causer des symptômes reliés au TDAH sans que l'enfant ne souffre d'un véritable problème neurologique, ajoute-t-il. Un jeu­ne dyslexique aura de la difficulté à se concentrer sur ce que l'enseignant écrit au tableau, alors qu'un enfant surdoué pourra paraître très distrait s'il n'est pas assez stimulé.
«J'ai évalué récemment un enfant qui n'écoutait pas en classe et qui était très dérangeant pour les autres élèves. Mais il a pu répondre avec attention à toutes mes questions pendant trois heu­res sans arrêt, parce qu'il était stimulé. Il était vraiment d'une intelligence supérieure aux autres enfants de son âge. Mais la psychologue scolaire insistait pour qu'il prenne de la médication», raconte-t-il.
Les enfants asthmatiques qui utilisent régulièrement des pom­pes peuvent aussi être plus excités que la moyenne sans qu'ils ne souffrent d'un TDAH, puisque ces appareils contiennent des substances stimulantes qui correspondent à l'équivalent de cinq à huit cafés, ajoute-t-il.
M. Hammarrenger ne veut pas jeter la pierre aux médecins et psychologues, mais il tient à rappeler qu'il faut être prudent avant de recourir à la médication à la suite d'un diagnostic de TDAH.
Au Québec, le nombre d'ordonnances de Ritalin ou d'autres médicaments de ce type a quadruplé au cours des dernières années, passant de 106 280 à... 400 800 depuis 2000.

Les vaccins causeraient le TDA


Selon des études financées par Robert F. Kennedy, les vaccins causeraient le TDA, le TDAH et le syndrome Gilles de Latourette, diagnostics que l'on constate en hausse alarmante dans tous les pays industrialisés.

Des vaccins pour les nourrissons produisent des symptômes de l'autisme, selon une nouvelle étude de scientifiques de l'Université de Pittsburgh sur des primates.

Les résultats publiés aujourd'hui montrent que les bébés singes ont reçu les vaccins recommandés officiellement par le C.D.C. et l'American Academy of Pediatrics et qu'ils ont présenté des symptômes ressemblant à l'autisme.

L'équipe de chercheurs ont présenté leur étude à la réunion internationale pour la recherche sur l'autisme à Londres. 

Les études d'innocuité des médicaments sont généralement menées sur les singes avant d'être utilisés sur les humains, mais ces recherches fondamentales sur les vaccins donnés aux enfants n'ont été menées.

Ce qui a été présenté à la conférence sur l'autisme est que les vaccins ont causé des changements biologiques et une altération du comportement des macaques vaccinés, changements semblables à ceux observés chez les enfants atteints d'autisme.

Les animaux non vaccinés n'ont pas montré de tels effets indésirables.

Les vaccinés donnés étaient ceux qui sont recommandés pour les nourrissons américains dans les années 1990, dont plusieurs avec le thimérosal, agent de préservation composé de mercur, et le vaccin rougeole-oreillon-rubéole.  Les cas d'enfants autismes a fait un bond spectaculaire dans les années 1990, de 1 sur 5000 à 1 sur 150 enfants!

Cette recherche met en évidence le besoin d'une enquête plus critique sur les vaccins, sur le mercure et sur les altérations du comportement chez les enfants autistes.

Selon la présidente de "SafeMinds", Theresa Wrangham, le C.D.C. a manqué à sa responsabilité d'enquêter sur les questions de sécurité des vaccins, responsabilité qui devrait être retirée du C.D.C. pour être donnée à un organismes indépendant.

lundi 2 avril 2012

Bibliothèque virtuelle sur le TDAH qui traite de l'impact des habitudes et le TDAH. Vous y trouverez des articles, des manchettes de l'actualité, des programmes pertinents (ateliers ou téléformations), des documents de référence, et possiblement des produits qui vous permettront de mieux fonctionner au travail et au quotidien.
Coaching pour le TDAH

mercredi 28 mars 2012

Une bizarrerie génétique à l'origine de l'hyperactivité des enfants


Un enfant sur 50 est atteint de «troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité» (ADHD), un problème dont les causes sont mal établies et qui pourrait avoir une origine partiellement génétique, selon une étude publiée en septembre 2010.

Cette affection, qui se traduit par une agitation de l'enfant, un manque d'attention, une difficulté à se concentrer, une impulsivité, entraîne des problèmes scolaires et touche davantage les garçons que les filles. Les symptômes apparaissent dès la première année de vie.

Les causes avancées sont variées : laxisme des parents, alimentation trop sucrée, troubles biochimiques concernant les neurotransmetteurs...

On imagine aussi des causes génétiques, puisque le risque que l'enfant soit hyperactif est augmenté si un des parents l'est et que si un vrai jumeau est hyperactif, l'autre a 75% de chances de l'être aussi. Une étude, publiée en septembre 2010 par la revue britannique spécialisée the Lancet, montre pour la première fois une preuve directe qui va dans ce sens.

Des chercheurs, conduits par Anita Thapar, professeur de génétique à l'université de Cardiff (Pays de Galles), ont comparé l'ADN de 366 enfants souffrant d'hyperactivité et celui de 1 047 n'en souffrant pas. Ils ont constaté alors que les enfants hyperactifs risquaient davantage d'avoir dans leur génome des petits fragments d'ADN en double ou absents.

Ces fragments -des variations de copies d'un gène, ou CNV- jouent un rôle de valve de contrôle sur les gènes, leur absence ou leur duplication pouvant modifier l'expression des gènes.

Ils ont constaté aussi que ces fragments se trouvaient dans des emplacements, comme le chromosome 16, qui sont impliqués dans la schizophrénie et l'autisme, une maladie qui présente certaines similarités avec l'hyperactivité, comme la difficulté à apprendre.

Pour les chercheurs, on peut donc imaginer une base biologique commune aux deux pathologies.

«On peut affirmer aujourd'hui que l'hyperactivité est une maladie génétique et que les cerveaux des enfants présentant ces symptômes se développent différemment des autres», a déclaré Anita Thapar.

«L'hyperactivité n'est pas causée par un seul changement génétique, mais probablement par plusieurs, dont les CNV, en interaction avec des facteurs environnementaux non-identifiés», a modulé une autre chercheuse, Kate Langley.

Source : 
Agence France-Presse
Paris

mercredi 22 février 2012

Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.




Voici un rapport très intéressant sur différents troubles neurologiques qui sont de plus en plus présents dans différentes sphères de la société. Ce texte comprend beaucoup de liens vers d'autres études mais il n'est demeure pas moins très complet pour celui ou celle en quête de compréhension.


Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.
TDAH / ADHD et borderline.
déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité. TDA
Introduction:
Connexions entre trouble de la personnalité borderline et trouble de déficit d'attention. Il y a beaucoup de similitudes entre trouble borderline et déficit d'attention mais cela demeure 2 différents troubles.
Nous discutons aussi du lien entre TDA durant l'enfance et trouble borderline à l'age adulte
Vous trouverez sur la dernière partie de ce document notre vision que nous espérons assez globale et à l'écoute de la souffrance
Critères DSM IV du trouble de déficit d'attention. 
Données, études. 
Ce qu'ils en pensent 
Point de vue de l'Aapel et troubles deficit d'attention 

Données, études (statistiques, prévalencecomorbidité, co-occurence)
* Biederman J, Newcorn J, Sprich S. - Pediatric Psychopharmacology Unit, Massachusetts, Boston - Am J Psychiatry 1991
"La littérature soutient une considérable comorbidité  entre trouble de déficit d’attention avec hyperactivité avec les troubles de conduite, troubles d’opposition, troubles de l’humeur, troubles d’angoisse, incapacités d'apprentissage, et d'autres troubles, tels que le retard mental, le syndrome de Tourette, et le trouble de personnalité borderline"* Fischer M, Barkley RA, Smallish L, Fletcher K. - Dept. of Neurology, Medical College of Wisconsin, Milwaukee, USA.
2OO2 J Abnorm Child Psychol. - Devenir des enfants hyperactifs devenus jeunes adultes
Les jeunes adultes du group ADHD enfants, répondaient aux critères pour ADHD (5%); depression majeure (26%); et histrionique (12%), antisocial (21%), passif-aggressif (18%), et troubles de la personnalité borderline (14%)
Les Résultats suggerent que les enfants hyperactifs ont un risque important de trouble lorsqu'ils sont jeunes adultes, principalement de depression majeure et plusieurs troubles de la personnalités
* Fossati A, Novella L, Donati D, Donini M, Maffei C. - San Raffaele Vita-Salute University, Faculty of Psychology, Milano, Italy
2OO2 Compr Psychiatry. - Passé de deficit d'attention / hyperactivité durant l'enfance et trouble de la personnalité borderline
Les résultats de cette étude semblent supporter l'hypothèse d'une association entre passé de symptomes d'ADHD / TDA/H durant l'enfance et diagnostic de trouble borderline à l'age adulte

Déficit d'attention et borderline, ce qu'ils en disent
* "Ce sont des troubles très differents, avec les similitudes de "distractibilité" (incapacité de maintenir l'attention) et impulsivité et parfois estime de soi atténuée -- mais avec de grandes différences dans les symptomes et les causes
L'excitabilité neurologique du trouble borderline est liée à une sur-reaction émotionnelle et des difficultés à controler / moduler l'angoisse et la colère;
L'aspect neurologique du trouble de deficit d'attention conduit à la "distractibilité" et à des difficultés de se concentrer -- mais ce n'est pas un trouble émotionnel ou un trouble du moi.
Les médicaments "stimulant" sont indiqués dans le cas de l'add, mais pas du bpd" (Daniel C Claiborn 2OO3)* "Beaucoup de personnes qui ont un trouble borderline ont aussi d’autres problèmes comme … trouble de déficit d’attention" (Bpdcentral, “What is Borderline Personality Disorder (BPD)?”, bpdcentral.com 2OO1)
* "Le diagnostic différentiel de ADHD à l'age adulte inclut dépression, hypomanie, troubles dissociatifs, trouble de la personnalité borderline ou antisocial, abus de substances alcool, drogue" (Mina Dulcan, M.D ,…,“ATTENTION-DEFICIT/HYPERACTIVITY DISORDER”,American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 1997)
* "Tous ces trois diagnostics (bipolaire, borderline et ADHD) sont distincts et constituent de vraies entitées. Un individu peut avoir un, deux ou tous les trois diagnostics. Puisqu'ils sont tous traités différemment, les diagnostics doivent être faits soigneusement et exactement. Le Bipolaire est moins le fréquent, mais celui qui peut être déclenché en traitant les deux autres.
Bien que les études de MRI du cortex prefrontal droit seront bientot disponibles pour diagnostiquer l'AD(h)d, actuellement il n'y a aucune imagerie ou d'autres études qui confirment ou éliminent un diagnostic. Le DSM est l'outil diagnostique qui établit les diagnostics officiels, et à mon avis, ils sont excellents et extraordinairement utiles.
- Le symptôme primaire du trouble bipolaire est la manie (ou hypomanie) . La plupart des individus avec dépression n'ont pas de manie ou d'hypomanie. Le caractère cyclique n'est pas necessaire au trouble bipolaire, mais il est commun. Le caractère cyclique n'est pas exclusif au trouble bipolaire. La plupart des individus avec le BPD ont des oscillations d'humeur, mais ils n'ont pas de manie ou d'hypomanie - leurs oscillations d'humeur changent la plupart du temps avec le sentiment. de se sentir malLa présence de manie ou d'hypomanie établit le diagnostic de bipolaire, qui peut débuter à la petite enfance. Le BPD commence à la puberté (Aapel: signes durant l'enfance). l'AD(h)d semble être un phénomène génétique, pas une maladie, et commence dans la prime enfance - en fait, ceux avec exclusivement le coté "inattention" du Ad(h)d peuvent être des bébés très "faciles".
Les similitudes sont l'irritabilité, l'instabilité d'humeur, et la réaction disproportionnée au stress. Il y a néanmoins des différences subtiles.
Les Bipolaires - particulièrement enfants - réagissent mal lorsqu'on leur dit "non" tandis que ceux avec ADHD n'aiment pas les stimulations excessives, quant  aux borderlines ils ont des cycles conduisant à la dysphorieinquiétude, fureur, dépression et désespoir ) sous stress - particulierement lorsqu'ils experimentent la crainte ou la colère.
Je suspecte qu'aussi bien le BPD que le trouble bipolaire sont une forme d'épilepsie(les cellules du cerveau s'allumant de façon inapproprié et en dehors de tout controle). C'est pourquoi les médicaments d'anti-épilepsie fonctionnent tellement bien. - Le Bipolaire peut être une épilepsie sur les pics d'un modele normal saisonnier que nos ancêtres avaient besoin pour survivre durant les dures périodes glacières durant des milliers d'années où l'hibernation pendant l'hiver et l'accroissement d'énergie durant le printemps/été étaient salutaires.
- Le trouble borderline est (Aapel: "pourrait être") une épilepsie "d'instinct animal" emprisonné, acculé, enroulé. Dans le trouble borderline, il y a des anomalies dans les systèmes "adrénergiques et cholinergiques" du cerveau qui répondent au lithium et au carbamazepine, des anomalies dans les systèmes dopaminergiques centraux causant les symptômes psychotiques qui répondent à des faibles doses de neuroleptiques, et des anomalies dans le système nerveux central, le systeme serotonergique sous-jacent des comportements impulsifs agressifs qui répondent aux agents serotonergiques tels que le Prozac.
Les Bipolaires ont besoins d'être agressivement traités avec des médicaments antiepileptiques et des antipsychotiques avant de traiter les autres diagnostics, bien qu'avec les adultes qui ont également un trouble borderline je traite habituellement d'abord pendant une semaine avec un SSRI (Selective Serotonin Reuptake Inhibitors) avant d'ajouter le médicament antiepilepsie Tegretol en raison des benefices profonds que peuvent apporter à attendre une semaine avant de commenser le Tegretol. Les antipsychotiques comme Risperdal et Seroquel peuvent être nécessaires des le début." (Leland M. Heller, MD, “Is it Bipolar, BPD or ADHD?” , ask the doctor)
* "En matière de TDAH,  le diagnostic différentiel est essentiel, il faut d'abord éliminer la possibilité d'une épilepsie, d'un retard du lobe frontal,  d'une précocité,  d'une hyperactivité réactionnelle due à  un défaut d'éducation ou une souffrance psychologique, d'une maltraitance.
Le TDAH n'est pas un trouble de la personnalité (ex: Borderline), un état anxieux, un trouble affectif, ou dissociatif,  une schizophrénie, une psychose, ou de l'autisme…
Selon moi le Borderline pur (sans TDAH) n'a pas de trouble d'apprentissage, ses repères spatiaux temporels sont bons, son QI est harmonieux dans la moyenne. Les subtests sont à  peu prés égaux partout, le QI verbal est peu éloigné du QI de performance…
L'enfant Borderline peut être inattentif car angoissé ou anxieux à  certains moments mais il peut se concentrer, finir un jeu ou une tache contrairement à  l'enfant TDAH. L'enfant Borderline n'est pas en échec scolaire dés le primaire.
On peut faire le diagnostic différentiel avec un bilan neuropsychologique complet comprenant, test de barrage, échelle de mémoire, QI, bilan de langage, bilan psychomoteur après avoir fait un EEG standard et un IRM…
L'enfant TDAH ne sait pas s'organiser ni planifier. Il est souvent incapable de réaliser plus de deux consignes qui se succèdent.
La précocité est souvent associé au TDAH mais on observe chez les enfants précoces sans TDAH des comportements hyperactifs généralement uniquement à  l'école car l'enfant s'ennuie.
L'impulsivité cérébrale du sujet THADA s'exprime dans toutes les situations de la vie, c'est un touche à  tout qui ne peut jamais se contrôler, même dans une situation calme simplement  parce qu'il est dans l'incapacité de réfléchir avant d'agir et que sa mauvaise mémoire de travail l'handicape. Je pense que l'impulsivité du sujet borderline est une impulsivité d'émotion qui ne se manifeste que dans les situations tendues, les colères, les conflits, la douleur, la frustration mais pas dans les autres situations…
Le syndrome TDAH  provoque des chances de développer en même temps un autre trouble : 30 à  50% de chances de développer un trouble de conduite ou un trouble  oppositionnel, de 15 à  75 % un trouble de l'humeur, 25 % un trouble de l'anxiété, etc
L'ampleur de la composante génétique associée au TDAH est parmi les plus élevées des troubles psychiatriques (70 % a 95 %)." (Marlene Wahl, co-fondatrice de l'association THADA France 2OO3)

Point de vue de l'Aapel sur ADHD, TDA/H et le trouble de la personnalité borderline
Voici notre sentiment.L'ADD (TDA) et le trouble borderline sont-ils deux troubles distincts ?
Oui, voir plus haut, chacun a des caractéristiques différentes. Si ils constituaient la même entité il serait inutile de les séparer dans le DSM
Est-il possible de souffrir des deux troubles ?
Oui, quand bien même les deux troubles sont différents, une personne peut souffrir d'un trouble borderline et de déficit d'attention en même temps
TDA - Diagnostic différentiel (nosologie)
En se basant sur le DSM-IV, le trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité n'est pas diagnostiqué si les symptomes s'expliquent mieux par un autre trouble mental : trouble envahissant du développement (autisme,asperger,...)schizophrénie ou un autre trouble psychotique, trouble de l'humeur (bipolairedépression,etc), trouble anxieux (angoisse généraliséestress post traumatique, etc)trouble dissociatif ou trouble de la personnalité.
... ou modification de personnalité en raison de considération médicales générales, ou trouble lié à un abus de substance...
Mais aussi l'epilepsie, problèmes d'audition, de sommeil, etc... (netdoctor),
Un TDA (trouble de déficit d'attention) durant l'enfance conduit-il à un TPL (trouble borderline) à l'adolescence ?
Cela est vrai dans de nombreux cas mais n'est pas automatique, cela reste une possibilité (surtout si l'enfant avec TDAH n'a pas été traité durant l'enfance)
Autant un TDA ne conduit pas obligatoirement à un trouble borderline, autant un TPL peut souvent naitre d'évenements sans liens avec un TDA
Le trouble borderline est-il une maladie d'adulte et le trouble de déficit d'attention une maladie d'enfant ?
Globalement oui mais pas toujours. Il est possible de diagnostiquer un trouble borderline durant l'enfance (voir études) comme il est possible de diagnostiquer un TDA à l'age adulte
Le fait qu'une personne réponde positivement à un médicament de type "stimulant" prouve t'il que la personne souffre bien d'ADHD, TDA/H ?
Les stimulants permettent à beaucoup de personnes d'améliorer leur concentration et attention, que ces personnes souffrent de déficit d'attention ou pas. Les progrès sont justes plus visibles chez les personnes souffrant de déficit d'attention (Source NIMH ADHD)
A noter qu'il existe des polémiques sur l'usage de ces molécules, et qu'il est important de jauger le rapport bénéfices / inconvénients pour chaque cas.
Le but de ces propos est de dire que l'on ne fait pas reposer un diagnostic uniquement sur la réponse ou non réponse d'une molécule
Conclusion ?
La coexistence des deux troubles, bien que non « obligatoire » semble évidente.
Les deux semblent donc pouvoir cohabiter ce qui n’est absolument pas incompatible quand l’on sait que se comporter "normalement", "fonctionner", pour une personne borderline est souvent épuisant.
Quant à distinguer les deux, cela ne semble pas poser de gros problèmes, les critères DSM  étant très différenciés notamment pas le coté "problème d'attention" qui semble le "coeur" du TDA.
La conclusion qui sera toujours la même dans ces pages est « Lorsque l’on pose un diagnostic de trouble d’attention, il est important de voir s’il n’y aurait pas "autre chose" derrière tout cela et notamment un trouble de la personnalité borderline (tout du moins en « gestation »)(...et inversement)
A propos des stimulants
A noter que les patients souffrant d'ADHD, TDAH peuvent être traités chimiquement par Methylphenidate Chlorhydrate (ritaline) ou dextroamphetamine (Dexedrine) qui ont un "effet stimulant de type amphétaminique, conséquence d'une augmentation de la libération de dopamine au niveau central" (biam), et ce en plus d'une prise en charge / thérapie adaptée
 
AAPEL
Merci de lire les pages impulsivité et trouble borderline et troubles impulsifs et borderline
trouble bipolaire et trouble borderline
 
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