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lundi 10 juin 2013

L’activité physique est bénéfique pour les enfants qui ont un TDAH



«Il y a longtemps eu un consensus populaire voulant que l'activité physique soit une bonne chose pour les enfants qui ont un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité [TDAH] parce que, par définition, ces enfants bougent sans cesse. Mais aucune étude empirique n'avait validé cette croyance... jusqu'à aujourd'hui», déclare Claudia Verret, diplômée en kinésiologie de l'Université de Montréal et professeure à l'UQAM.

Dans le cadre de son doctorat, elle a démontré qu'un programme d'activités physiques de 10 semaines pouvait améliorer significativement les comportements et les fonctions cognitives d'enfants âgés de 7 à 12 ans aux prises avec un TDAH.

«Trois midis par semaine, nous réunissions un groupe de 10 enfants qui, pendant 45 minutes, s'adonnaient à un sport collectif comme le basketball ou le soccer, explique Mme Verret. L'exercice physique pratiqué devait permettre d'atteindre une fréquence cardiaque de moyenne à élevée.» Ces enfants étaient comparés avec 11 sujets souffrant aussi d'un TDAH mais qui ne participaient pas aux activités.

Avant et après le programme, les enfants ont passé une batterie de tests neuropsychologiques destinés à mesurer leur attention. Leurs parents et professeurs ont également rempli des questionnaires relatifs à leurs comportements et à leurs compétences sociales.

«À la suite du programme, les parents et les professeurs ont rapporté que l'ensemble des comportements problématiques mesurés, comme l'agressivité, l'anxiété et la dépression, ont diminué, particulièrement les troubles sociaux», souligne la professeure.

Selon elle, l'effet positif de l'exercice physique sur les interactions sociales est un résultat «majeur». «Le portrait clinique des enfants atteints d'un TDAH révèle qu'ils ont très souvent du mal à s'adapter aux autres. Le fait de prendre part à des activités physiques de groupe structurées les aidait à surmonter cette difficulté, et ce, même si le programme ne visait pas spécifiquement le renforcement social.»

Les enfants se montraient aussi moins impulsifs. «Les enseignants nous ont mentionné qu'au retour de la séance d'activité physique ils étaient capables de rester assis plus longtemps que d'habitude», signale Claudia Verret, qui a effectué son doctorat sous la supervision des professeurs Louise Béliveau, de l'UdeM, et Phillip Gardiner, de l'Université du Manitoba, en collaboration avec l'Hôpital Rivière-des-Prairies.

Les problèmes d'attention se sont en outre atténués. Les enfants ont certes commis des erreurs dans les examens neuropsychologiques, mais ils les ont faits plus rapidement. «En fin de compte, ils étaient plus efficaces, signe que leur attention était meilleure, constate Mme Verret. Nous voyons un lien direct avec ce qui leur était demandé au cours des séances d'activité physique. En effet, une grande attention est requise au cours d'un match de basketball: il y a une cible à suivre, en l'occurrence le ballon, des partenaires et des adversaires à repérer, un objectif à réaliser, etc.»

Claudia Verret note également une amélioration des performances motrices. Dans une étude précédente, la chercheuse avait observé que les enfants ayant un TDAH présentaient des déficits notables sur le plan moteur. «Ils avaient de la difficulté à courir, sauter, attraper un ballon, dit-elle. On savait qu'ils avaient certains problèmes du côté de la motricité fine, mais peu de chercheurs s'étaient intéressés à leur motricité globale.» Elle croit qu'il est important de poursuivre des recherches dans cette voie, car «la pratique sportive, surtout chez les garçons, joue un rôle essentiel dans le développement des compétences sociales», ce qui fait cruellement défaut aux enfants qui souffrent d'un TDAH.
L'activité physique, une aide complémentaire à la thérapie

Claudia Verret reconnait que cette recherche demeure exploratoire à cause de son petit échantillon. Mais, ajoute-t-elle, les résultats obtenus sont encourageants à un point tel qu'il serait opportun, éventuellement, de considérer l'activité physique comme une aide complémentaire aux thérapies traditionnelles.

«Au cours des séances de thérapie cognitivo-comportementale, on travaille l'auto-contrôle, l'estime de soi et les habiletés sociales entre autres. On pourrait intégrer cette structure à l'intérieur d'un programme sportif. L'enfant pourrait ainsi mettre en pratique ce qu'il apprend pendant la thérapie. Ce serait une excellente manière de susciter son plaisir et de renforcer sa motivation.»

Elle indique qu'une telle initiative nécessitera de mieux former les intervenants qui encadreront les enfants. «Notre étude démontre que le sport de groupe semble préférable pour ces enfants en raison de son influence sur le plan social. Mais dans la réalité, il n'est pas aisé de s'occuper d'un groupe d'une dizaine d'enfants qui ont un déficit de l'attention si l'on ne possède pas la formation requise. Nous devrons élaborer des outils pour faciliter le travail des intervenants.»

mercredi 1 mai 2013

Pourquoi le TDAH est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?


Une belle analyse sur le TDAH chez les adolescents et l'aide que l'on peut leurs apporter.

Pourquoi le TDA /H est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?

"Les adultes qui côtoient des ados TDA/H passent aussi à côté du trouble car ils associent certains symptômes comme étant liés à la phase de l’adolescence. En effet, le non-respect systématique des règles, les éclats de colère, la distraction, la démotivation scolaire … sont monnaie courante à l’adolescence. Difficile donc de démêler ce qui appartient à l’un ou à l’autre. Pourtant les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est important d’accompagner les enfants et les jeunes atteints de TDA/H de manière appropriée. Les difficultés rencontrées dans l’enfance laissent souvent des traces dans le vécu des adolescents qui ont des troubles de type TDA/H. Parfois, ils ont accumulé des retards scolaires et ont perdu leur motivation pour les études. Leurs comportements impulsifs leur valent parfois des accrochages et des heurts dans leurs relations aux autres. Tout cela peut les amener à un certain découragement par rapport à l’école ou à d’autres engagements sociaux, et à une perte de l’estime de soi. Chez certains adolescents, s’il y a d’autres éléments contextuels défavorables, il peut s’ensuivre un état dépressif, une révolte ou des troubles des conduites comme la toxicomanie ou la délinquance."

lundi 22 octobre 2012

La menace de l'hyperactivité


L'hyperactivité est dévastatrice pour la performance scolaire et l'emploi, selon une nouvelle étude américaine qui a suivi des hyperactifs pendant 33 ans. Le problème est l'adolescence, qui rime souvent avec l'abandon des médicaments. Le point sur la question.

Ils sont sept fois moins susceptibles d'aller à l'université, sept fois plus susceptibles de ne pas terminer leur secondaire et gagnent en moyenne 40 000$ de moins par année. Leur couple est trois fois moins stable et ils ont trois fois plus de problèmes de drogue ou d'alcool.

Les personnes souffrant du trouble déficitaire d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne connaissent pas seulement des difficultés durant leurs études. Même si les trois quarts des patients guérissent à l'âge adulte, ils gardent souvent les séquelles des problèmes qui ont miné leur enfance et, surtout, leur adolescence, selon une nouvelle étude américaine.

L'étude new-yorkaise a suivi 135 garçons souffrant de TDAH pendant 33 ans, jusqu'à un âge moyen de 41 ans. C'est la plus longue du genre, et de loin.

«Malheureusement, il n'y a pas eu beaucoup de différence dans les traitements, alors on peut considérer que les résultats s'appliquent aux enfants TDAH d'aujourd'hui», explique Rachel Klein, de l'Université de New York, auteure principale de l'étude parue dans la revue Archives of General Psychiatry. «D'autant plus que notre échantillon provenait d'une banlieue aisée de New York. Ce sont des enfants qui ont eu de l'aide, du soutien, une vie familiale pas trop chaotique.»

Ridha Joober, chercheur en psychologie à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, confirme que les impacts catastrophiques mesurés par les psychologues new-yorkais sont probablement valides aujourd'hui. «Une fois que les parents trouvent la bonne médication, généralement vers le milieu ou la fin du primaire, ils ne font souvent plus de suivi, déplore M. Joober. Or, il faut entourer ces enfants, les aider à trouver des solutions pour les problèmes à l'école, discuter avec la direction et les professeurs. Il faut souvent changer la médication au bout de deux ou trois ans. On peut faire une thérapie familiale pour trouver des solutions inventives aux problèmes, surtout à l'adolescence. De cette manière, les parents peuvent rencontrer le thérapeute seuls si l'enfant est récalcitrant.»

Il n'y a pas de filles dans l'étude de Mme Klein parce que le TDAH touche surtout les garçons, particulièrement quand il y a hyperactivité, la seule forme de la maladie qui était alors diagnostiquée. Les critères de diagnostic ont changé depuis et incluent maintenant des patients avec des formes moins sévères de TDAH. «Les impacts sont moins grands quand il n'y a pas d'hyperactivité ou d'impulsivité», précise Mme Klein.

La proportion de patients médicamentés chute de 65 à 30 % entre 12 et 17 ans.

Les 12-25 ans en Australie

Pour combattre l'abandon des médicaments à l'adolescence, l'Australie a imaginé en 2007 une approche novatrice: des cliniques de santé mentale pour les 12-25 ans. «Les adolescents TDAH abandonnent souvent les médicaments et, à 18 ans, ils doivent changer d'endroit pour être suivis», explique Ridha Joober, de l'institut Douglas, qui a parlé à La Presse des cliniques Head Space d'Australie.

«Des établissements qui ciblent précisément les adolescents et les jeunes adultes sont une idée brillante.» Les 40 cliniques ont vu 80 000 jeunes patients depuis leur lancement. Leur nombre devrait augmenter à 90 centres d'ici à 2015. Des critiques ont toutefois attaqué le programme Head Space parce qu'il siphonne une partie des budgets psychiatriques pédiatriques, ce qui laisse moins d'argent pour l'intervention précoce.

Peu de progrès du côté des médicaments

L'un des problèmes du traitement du TDAH est que les molécules n'ont pas vraiment changé depuis 30 ans.

«Il y a des variantes qui durent plus longtemps ou moins longtemps, explique Ridha Joober, de l'institut Douglas. Ça permet d'améliorer l'observance thérapeutique avec une couverture plus égale de la journée en évitant les hauts et les bas associés aux formes à libération immédiate. Mais à l'adolescence, il y a d'autres difficultés psychologiques qui font diminuer l'observance, comme le sens de l'autonomie et le désir de s'en sortir par soi-même.»

Brooke Molina, un psychologue de l'Université de Pittsburgh qui a publié plusieurs études sur le TDAH à l'adolescence, confirme en entrevue que la diminution des effets secondaires n'aide pas vraiment les adolescents à continuer leur médication. «Comment aider les adolescents demeure un mystère», avoue-t-il.

De 12 à 17 ans, la proportion des patients qui prennent des médicaments passe de 65% à 30%, selon une étude américaine de 2003. Le seul nouveau médicament améliore les problèmes d'anxiété et de tics, selon M. Joober.

Source : Mathieu Perreault - La Presse 


mercredi 22 février 2012

Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.




Voici un rapport très intéressant sur différents troubles neurologiques qui sont de plus en plus présents dans différentes sphères de la société. Ce texte comprend beaucoup de liens vers d'autres études mais il n'est demeure pas moins très complet pour celui ou celle en quête de compréhension.


Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.
TDAH / ADHD et borderline.
déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité. TDA
Introduction:
Connexions entre trouble de la personnalité borderline et trouble de déficit d'attention. Il y a beaucoup de similitudes entre trouble borderline et déficit d'attention mais cela demeure 2 différents troubles.
Nous discutons aussi du lien entre TDA durant l'enfance et trouble borderline à l'age adulte
Vous trouverez sur la dernière partie de ce document notre vision que nous espérons assez globale et à l'écoute de la souffrance
Critères DSM IV du trouble de déficit d'attention. 
Données, études. 
Ce qu'ils en pensent 
Point de vue de l'Aapel et troubles deficit d'attention 

Données, études (statistiques, prévalencecomorbidité, co-occurence)
* Biederman J, Newcorn J, Sprich S. - Pediatric Psychopharmacology Unit, Massachusetts, Boston - Am J Psychiatry 1991
"La littérature soutient une considérable comorbidité  entre trouble de déficit d’attention avec hyperactivité avec les troubles de conduite, troubles d’opposition, troubles de l’humeur, troubles d’angoisse, incapacités d'apprentissage, et d'autres troubles, tels que le retard mental, le syndrome de Tourette, et le trouble de personnalité borderline"* Fischer M, Barkley RA, Smallish L, Fletcher K. - Dept. of Neurology, Medical College of Wisconsin, Milwaukee, USA.
2OO2 J Abnorm Child Psychol. - Devenir des enfants hyperactifs devenus jeunes adultes
Les jeunes adultes du group ADHD enfants, répondaient aux critères pour ADHD (5%); depression majeure (26%); et histrionique (12%), antisocial (21%), passif-aggressif (18%), et troubles de la personnalité borderline (14%)
Les Résultats suggerent que les enfants hyperactifs ont un risque important de trouble lorsqu'ils sont jeunes adultes, principalement de depression majeure et plusieurs troubles de la personnalités
* Fossati A, Novella L, Donati D, Donini M, Maffei C. - San Raffaele Vita-Salute University, Faculty of Psychology, Milano, Italy
2OO2 Compr Psychiatry. - Passé de deficit d'attention / hyperactivité durant l'enfance et trouble de la personnalité borderline
Les résultats de cette étude semblent supporter l'hypothèse d'une association entre passé de symptomes d'ADHD / TDA/H durant l'enfance et diagnostic de trouble borderline à l'age adulte

Déficit d'attention et borderline, ce qu'ils en disent
* "Ce sont des troubles très differents, avec les similitudes de "distractibilité" (incapacité de maintenir l'attention) et impulsivité et parfois estime de soi atténuée -- mais avec de grandes différences dans les symptomes et les causes
L'excitabilité neurologique du trouble borderline est liée à une sur-reaction émotionnelle et des difficultés à controler / moduler l'angoisse et la colère;
L'aspect neurologique du trouble de deficit d'attention conduit à la "distractibilité" et à des difficultés de se concentrer -- mais ce n'est pas un trouble émotionnel ou un trouble du moi.
Les médicaments "stimulant" sont indiqués dans le cas de l'add, mais pas du bpd" (Daniel C Claiborn 2OO3)* "Beaucoup de personnes qui ont un trouble borderline ont aussi d’autres problèmes comme … trouble de déficit d’attention" (Bpdcentral, “What is Borderline Personality Disorder (BPD)?”, bpdcentral.com 2OO1)
* "Le diagnostic différentiel de ADHD à l'age adulte inclut dépression, hypomanie, troubles dissociatifs, trouble de la personnalité borderline ou antisocial, abus de substances alcool, drogue" (Mina Dulcan, M.D ,…,“ATTENTION-DEFICIT/HYPERACTIVITY DISORDER”,American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 1997)
* "Tous ces trois diagnostics (bipolaire, borderline et ADHD) sont distincts et constituent de vraies entitées. Un individu peut avoir un, deux ou tous les trois diagnostics. Puisqu'ils sont tous traités différemment, les diagnostics doivent être faits soigneusement et exactement. Le Bipolaire est moins le fréquent, mais celui qui peut être déclenché en traitant les deux autres.
Bien que les études de MRI du cortex prefrontal droit seront bientot disponibles pour diagnostiquer l'AD(h)d, actuellement il n'y a aucune imagerie ou d'autres études qui confirment ou éliminent un diagnostic. Le DSM est l'outil diagnostique qui établit les diagnostics officiels, et à mon avis, ils sont excellents et extraordinairement utiles.
- Le symptôme primaire du trouble bipolaire est la manie (ou hypomanie) . La plupart des individus avec dépression n'ont pas de manie ou d'hypomanie. Le caractère cyclique n'est pas necessaire au trouble bipolaire, mais il est commun. Le caractère cyclique n'est pas exclusif au trouble bipolaire. La plupart des individus avec le BPD ont des oscillations d'humeur, mais ils n'ont pas de manie ou d'hypomanie - leurs oscillations d'humeur changent la plupart du temps avec le sentiment. de se sentir malLa présence de manie ou d'hypomanie établit le diagnostic de bipolaire, qui peut débuter à la petite enfance. Le BPD commence à la puberté (Aapel: signes durant l'enfance). l'AD(h)d semble être un phénomène génétique, pas une maladie, et commence dans la prime enfance - en fait, ceux avec exclusivement le coté "inattention" du Ad(h)d peuvent être des bébés très "faciles".
Les similitudes sont l'irritabilité, l'instabilité d'humeur, et la réaction disproportionnée au stress. Il y a néanmoins des différences subtiles.
Les Bipolaires - particulièrement enfants - réagissent mal lorsqu'on leur dit "non" tandis que ceux avec ADHD n'aiment pas les stimulations excessives, quant  aux borderlines ils ont des cycles conduisant à la dysphorieinquiétude, fureur, dépression et désespoir ) sous stress - particulierement lorsqu'ils experimentent la crainte ou la colère.
Je suspecte qu'aussi bien le BPD que le trouble bipolaire sont une forme d'épilepsie(les cellules du cerveau s'allumant de façon inapproprié et en dehors de tout controle). C'est pourquoi les médicaments d'anti-épilepsie fonctionnent tellement bien. - Le Bipolaire peut être une épilepsie sur les pics d'un modele normal saisonnier que nos ancêtres avaient besoin pour survivre durant les dures périodes glacières durant des milliers d'années où l'hibernation pendant l'hiver et l'accroissement d'énergie durant le printemps/été étaient salutaires.
- Le trouble borderline est (Aapel: "pourrait être") une épilepsie "d'instinct animal" emprisonné, acculé, enroulé. Dans le trouble borderline, il y a des anomalies dans les systèmes "adrénergiques et cholinergiques" du cerveau qui répondent au lithium et au carbamazepine, des anomalies dans les systèmes dopaminergiques centraux causant les symptômes psychotiques qui répondent à des faibles doses de neuroleptiques, et des anomalies dans le système nerveux central, le systeme serotonergique sous-jacent des comportements impulsifs agressifs qui répondent aux agents serotonergiques tels que le Prozac.
Les Bipolaires ont besoins d'être agressivement traités avec des médicaments antiepileptiques et des antipsychotiques avant de traiter les autres diagnostics, bien qu'avec les adultes qui ont également un trouble borderline je traite habituellement d'abord pendant une semaine avec un SSRI (Selective Serotonin Reuptake Inhibitors) avant d'ajouter le médicament antiepilepsie Tegretol en raison des benefices profonds que peuvent apporter à attendre une semaine avant de commenser le Tegretol. Les antipsychotiques comme Risperdal et Seroquel peuvent être nécessaires des le début." (Leland M. Heller, MD, “Is it Bipolar, BPD or ADHD?” , ask the doctor)
* "En matière de TDAH,  le diagnostic différentiel est essentiel, il faut d'abord éliminer la possibilité d'une épilepsie, d'un retard du lobe frontal,  d'une précocité,  d'une hyperactivité réactionnelle due à  un défaut d'éducation ou une souffrance psychologique, d'une maltraitance.
Le TDAH n'est pas un trouble de la personnalité (ex: Borderline), un état anxieux, un trouble affectif, ou dissociatif,  une schizophrénie, une psychose, ou de l'autisme…
Selon moi le Borderline pur (sans TDAH) n'a pas de trouble d'apprentissage, ses repères spatiaux temporels sont bons, son QI est harmonieux dans la moyenne. Les subtests sont à  peu prés égaux partout, le QI verbal est peu éloigné du QI de performance…
L'enfant Borderline peut être inattentif car angoissé ou anxieux à  certains moments mais il peut se concentrer, finir un jeu ou une tache contrairement à  l'enfant TDAH. L'enfant Borderline n'est pas en échec scolaire dés le primaire.
On peut faire le diagnostic différentiel avec un bilan neuropsychologique complet comprenant, test de barrage, échelle de mémoire, QI, bilan de langage, bilan psychomoteur après avoir fait un EEG standard et un IRM…
L'enfant TDAH ne sait pas s'organiser ni planifier. Il est souvent incapable de réaliser plus de deux consignes qui se succèdent.
La précocité est souvent associé au TDAH mais on observe chez les enfants précoces sans TDAH des comportements hyperactifs généralement uniquement à  l'école car l'enfant s'ennuie.
L'impulsivité cérébrale du sujet THADA s'exprime dans toutes les situations de la vie, c'est un touche à  tout qui ne peut jamais se contrôler, même dans une situation calme simplement  parce qu'il est dans l'incapacité de réfléchir avant d'agir et que sa mauvaise mémoire de travail l'handicape. Je pense que l'impulsivité du sujet borderline est une impulsivité d'émotion qui ne se manifeste que dans les situations tendues, les colères, les conflits, la douleur, la frustration mais pas dans les autres situations…
Le syndrome TDAH  provoque des chances de développer en même temps un autre trouble : 30 à  50% de chances de développer un trouble de conduite ou un trouble  oppositionnel, de 15 à  75 % un trouble de l'humeur, 25 % un trouble de l'anxiété, etc
L'ampleur de la composante génétique associée au TDAH est parmi les plus élevées des troubles psychiatriques (70 % a 95 %)." (Marlene Wahl, co-fondatrice de l'association THADA France 2OO3)

Point de vue de l'Aapel sur ADHD, TDA/H et le trouble de la personnalité borderline
Voici notre sentiment.L'ADD (TDA) et le trouble borderline sont-ils deux troubles distincts ?
Oui, voir plus haut, chacun a des caractéristiques différentes. Si ils constituaient la même entité il serait inutile de les séparer dans le DSM
Est-il possible de souffrir des deux troubles ?
Oui, quand bien même les deux troubles sont différents, une personne peut souffrir d'un trouble borderline et de déficit d'attention en même temps
TDA - Diagnostic différentiel (nosologie)
En se basant sur le DSM-IV, le trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité n'est pas diagnostiqué si les symptomes s'expliquent mieux par un autre trouble mental : trouble envahissant du développement (autisme,asperger,...)schizophrénie ou un autre trouble psychotique, trouble de l'humeur (bipolairedépression,etc), trouble anxieux (angoisse généraliséestress post traumatique, etc)trouble dissociatif ou trouble de la personnalité.
... ou modification de personnalité en raison de considération médicales générales, ou trouble lié à un abus de substance...
Mais aussi l'epilepsie, problèmes d'audition, de sommeil, etc... (netdoctor),
Un TDA (trouble de déficit d'attention) durant l'enfance conduit-il à un TPL (trouble borderline) à l'adolescence ?
Cela est vrai dans de nombreux cas mais n'est pas automatique, cela reste une possibilité (surtout si l'enfant avec TDAH n'a pas été traité durant l'enfance)
Autant un TDA ne conduit pas obligatoirement à un trouble borderline, autant un TPL peut souvent naitre d'évenements sans liens avec un TDA
Le trouble borderline est-il une maladie d'adulte et le trouble de déficit d'attention une maladie d'enfant ?
Globalement oui mais pas toujours. Il est possible de diagnostiquer un trouble borderline durant l'enfance (voir études) comme il est possible de diagnostiquer un TDA à l'age adulte
Le fait qu'une personne réponde positivement à un médicament de type "stimulant" prouve t'il que la personne souffre bien d'ADHD, TDA/H ?
Les stimulants permettent à beaucoup de personnes d'améliorer leur concentration et attention, que ces personnes souffrent de déficit d'attention ou pas. Les progrès sont justes plus visibles chez les personnes souffrant de déficit d'attention (Source NIMH ADHD)
A noter qu'il existe des polémiques sur l'usage de ces molécules, et qu'il est important de jauger le rapport bénéfices / inconvénients pour chaque cas.
Le but de ces propos est de dire que l'on ne fait pas reposer un diagnostic uniquement sur la réponse ou non réponse d'une molécule
Conclusion ?
La coexistence des deux troubles, bien que non « obligatoire » semble évidente.
Les deux semblent donc pouvoir cohabiter ce qui n’est absolument pas incompatible quand l’on sait que se comporter "normalement", "fonctionner", pour une personne borderline est souvent épuisant.
Quant à distinguer les deux, cela ne semble pas poser de gros problèmes, les critères DSM  étant très différenciés notamment pas le coté "problème d'attention" qui semble le "coeur" du TDA.
La conclusion qui sera toujours la même dans ces pages est « Lorsque l’on pose un diagnostic de trouble d’attention, il est important de voir s’il n’y aurait pas "autre chose" derrière tout cela et notamment un trouble de la personnalité borderline (tout du moins en « gestation »)(...et inversement)
A propos des stimulants
A noter que les patients souffrant d'ADHD, TDAH peuvent être traités chimiquement par Methylphenidate Chlorhydrate (ritaline) ou dextroamphetamine (Dexedrine) qui ont un "effet stimulant de type amphétaminique, conséquence d'une augmentation de la libération de dopamine au niveau central" (biam), et ce en plus d'une prise en charge / thérapie adaptée
 
AAPEL
Merci de lire les pages impulsivité et trouble borderline et troubles impulsifs et borderline
trouble bipolaire et trouble borderline
 
Liens :

Les déficients attentionnels anonymes sont une fraternité d'hommes et de femmes qui ont en commun un trouble neurobiologique héréditaire.
Ce qu'ils disent de nous : "Bravo pour votre site; il constitue sans aucun doute une fenêtre d'information fort pertinente et bien documentée sur un sujet qui nous concerne tous: la maladie mentale"
Mise en garde:
Toutes les informations présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre une maladie pour le moins "particulière" et déroutante
Mais aussi et surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas. En tous les cas, il est INDISPENSABLE d'avoir recours à un médecin psychiatre et ou psychothérapeute spécialiste de la maladie pour confirmer ou infirmer un diagnostic
Quoiqu'il en soit le nom d'une maladie importe peu, ce qui compte, c'est d'appliquer le "bon" traitement à chaque malade

mercredi 4 janvier 2012

Bonjour à tous et Bonne Année 2012 !
Bonheur, santé et succès !


Puisque c'est la saison où l'on décide très souvent de reprendre certaines choses en main, voici un lien qui vous propose toute un série d'information sur notre sujet d'intérêt. Il y propose aussi une série de questionnaires pouvant mettre en lumière certaines questions sur ce même sujet, le TDAH.


http://www.attentiondeficit-info.com/

Bon début d'année encore une fois. Plusieurs articles fort intéressants seront au rendez-vous prochainement !

vendredi 16 septembre 2011

Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH) DOSSIER COMPLET


Voici un article des plus complet sur le sujet qu'est le TDAH.
Riche en informations et expliqué adéquatement, ce document vous aidera à faire la lumière sur ce phénomène qui nous touche tous de près ou de loin.
Lien : Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH)

lundi 13 juin 2011

TDAH chez l’adulte: suivre une psychothérapie réduirait les symptômes


Les adultes atteints d’un trouble de déficit de l’attention (TDAH) souffrent moins des symptômes associés à cette maladie lorsque leur médication est jumelée à une psychothérapie cognitivo-comportementale, selon une étude américaine.

Suite de l'article ici www.passeportsante.net

mardi 17 mai 2011

Hopital Rivière des Prairies


Un hôpital unique en son genre

Au Québec, quand on pense pédopsychiatrie et troubles neurodéveloppementaux, c'est à l'Hôpital Rivière-des-Prairies (HRDP) que l'on se réfère. Dans son champ de compétence, l'HRDP est le seul centre de la province à offrir des services spécialisés et surspécialisés dans ces domaines. Son expertise de pointe, sa quête incessante de l'innovation, l'intégration de la recherche dans les services cliniques en font un lieu unique où convergent les passionnés du domaine, toutes professions confondues.
Affilié à l'Université de Montréal, l'HRDP est un chef de file et un expert hautement reconnu, tant au niveau régional, national, qu'international pour qui s'intéresse à ce que la science a de mieux à offrir aux jeunes aux prises avec un problème grave de santé mentale.
Ressource de troisième ligne, l'HRDP est un expert en matière d'évaluation, de diagnostic, de traitement, de recherche et d'enseignement en pédopsychiatrie et en troubles neurodéveloppementaux. Le transfert des connaissances constitue un élément central de son mandat afin de soutenir les équipes de santé mentale de première et de deuxième lignes.
L'Hôpital Rivière-des-Prairies, à l'instar de ses coéquipiers du réseau de la santé, offre des services de qualité, sécuritaires, pertinents, efficients, accessibles, complémentaires et organisés, de façon à servir le principe de continuum de services. L'HRDP offre des soins et services en cliniques spécialisées et surspécialisées, en hôpital de jour ou en hospitalisation de courte et moyenne durée. L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont a permis récemment d'implanter un réseau intégré de services pédopsychiatriques qui assurent des services en urgence et d'hospitalisation.
Bienvenue chez nous !

lundi 1 novembre 2010

www.brainpop.fr

Voici un site web français tout aussi intéressant que sympathique qui parle notamment du TDAH mais aussi de bien d'autres sujets reliés à la santé en général. le site est entièrement animé et est une très bonne source d'information autant pour les grands que les petits.


Le lien ci-bas vous montrera une animation conçue pour les enfants qui parle justement du TDAH.http://www.brainpop.fr/category_24/subcategory_538/subjects_2061/