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vendredi 28 juin 2013

Les enfants et le Ritalin, un problème québécois?


C’est le temps des vacances, et pour plusieurs enfants et adolescents, c’est aussi le moment de l’année où ils prendront une pause de petites pilules. Une pause de Ritalin, Concerta ou Adderall, ces médicaments qui traitent leur TDAH, le Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Et il semble que les jeunes Québécois soient atteints de TDAH à un niveau bien supérieur à la moyenne canadienne. En fait, selon une étude canadienne qui vient tout juste d’être publiée, près de la moitié des prescriptions reliées au TDAH au pays le sont au Québec! Wow!

En effet, dès l’implantation, en 1997, de l’assurance médicaments au Québec, les prescriptions de Ritalin et de médicaments connexes ont explosé.

Une décennie après son implantation, note-t-on dans l’étude publiée par The National Bureau of Economic Research (et passée complètement inaperçue au Québec), les enfants québécois utilisaient le Ritalin à un taux deux fois plus élevé qu’ailleurs au Canada, où cette assurance n’existe pas.

Les jeunes Québécois sont-ils plus atteints de TDAH? Ou bien la gratuité de la médication a «facilité» certains diagnostics?

Le Ritalin est-il réellement efficace?

Puisque les Québécois semblent mieux détecter et soigner le TDAH, leurs jeunes devraient en retirer des avantages, n’est-ce pas? Cette drogue doit bien les aider à mieux performer à l’école? À y rester plus longtemps que les autres Canadiens?

La réponse est malheureusement non, comme le confiait au Globe and Mail l’un des auteurs de cette étude, Mark Stabile, professeur d’économie et politique publique à l’Université de Toronto.
Si le Ritalin était si efficace, dit-il, les résultats scolaires de cette cohorte qui en bénéficie depuis dix ou vingt ans auraient augmenté, le taux de décrochage scolaire aurait significativement diminué.

Mais non. Au contraire, Mark Stabile et ses deux coauteurs ont trouvé «une augmentation de problèmes émotionnels chez les filles, et une réduction du niveau de scolarité chez les garçons». Rien ne laisse croire que l’utilisation de médicaments pour le TDAH donne des résultats. Mais leur utilisation banalisée peut au contraire avoir des conséquences négatives, écrivent-ils.

En fait, comme le dit Mark Stabile, les stimulants ne rendent pas les enfants plus ou moins brillants. Mais comme ils deviennent plus tranquilles, moins dérangeants, on croit leur problème réglé.

Entendons-nous: ce n’est ni l’assurance médicaments québécoise, ni l’industrie pharmaceutique qui a créé le problème de TDAH. Des millions d’enfants, sévèrement atteints, n’ont jamais pu terminer leur scolarité dans le passé, car on comprenait fort mal leur problème et on ne savait pas comment le traiter.

On les appelait des cancres, des rêveurs, des impulsifs. Plusieurs ont bien réussi dans leur vie, comme en font foi les témoignages de TDAH devenus des entrepreneurs célèbres. Mais d’autres n’ont jamais pu compléter une formation qui leur aurait permis de bien gagner leur vie.

Un problème complexe

Ainsi, lorsque la médicamentation est arrivée, on l’a vu comme une solution à un réel, et très complexe problème. Mais cette étude du National Bureau of Economic Research vient remettre toute cette certitude en question. Et elle mérite notre réflexion.

Est-ce réellement utile? À tout le moins, à cette échelle? On ne connaît pas à long terme les effets du Ritalin ou du Concerta. Certains échos provenant des États-Unis ne sont guère rassurants. On parle de dépressions majeures et dans certains cas, extrêmes mais tragiques, de suicide. Les effets secondaires plus «bénins» sont bien connus: perte d’appétit, du sommeil, maux de tête, baisse de l’estime de soi.

Bien des parents me disent comment le Ritalin ou le Concerta a aidé leur enfant à passer à travers le complexe cheminement scolaire, où l’uniformisation est de mise. Mais d’autres m’ont aussi parlé de ces profs qui leur téléphonent le soir, à la maison, pour leur ordonner de médicamenter leur enfant, alors qu’aucun diagnostic officiel n’est tombé. «Faites-lui prendre du Ritalin ou bien, cherchez-lui une autre école», disent des directeurs d’école.

Et on parle maintenant de TDAH à la garderie!

Au lieu de s’arrêter un peu et de se questionner, il semble qu’on est davantage dans une logique d’accélération de la médication. À l’heure actuelle, 11% des jeunes Américains, et près d’un garçon sur cinq au secondaire, sont diagnostiqués avec un TDAH et les deux tiers sont médicamentés.

Plus l’enfant est jeune par rapport à son groupe d’âge (né en été, voire en septembre) plus il risque d’être diagnostiqué avec un TDAH. Et plus il est blanc aussi! Les jeunes blancs américains sont deux fois plus nombreux que les jeunes noirs ou hispaniques à être diagnostiqués et traités.

Meilleur dépistage? Peut-être. Mais n’y a-t-il pas là des signes d’une société ultra-performante qui ne tolère tout simplement plus que certains enfants réussissent moins bien à l’école, ou soient plus dissipés?

Sans jeter le bébé avec l’eau du bain –et le Ritalin dans la poubelle- il est peut-être temps de se poser des questions.

Par ailleurs, le TDAH est aussi devenu une affaire d’adultes.

mercredi 12 juin 2013

Ritaline ou Ritalin : « on peut faire en sorte que ces enfants en souffrance deviennent des adultes épanouis »



Voici un article fort intéressant publié dernièrement en France sur le site éditorial elle.fr qui fait un constat sur la dynamique entourant le TDAH versus la contrainte médicale.

L’éditorial publié le 7 juin dernier intitulé « Junkid » sur les excès des prescriptions du méthylphénidate a suscité des réactions et des commentaires sur elle.fr. En aucun cas, il n’a été question de nier la nécessité de sa prescription dans des cas de pathologies avérées et bien connues des psychiatres, lourdes au point d’être parfois catégorisées comme un handicap. Il s’agissait uniquement de dénoncer l’usage de ce médicament pour raisons de confort, comme le montrent les exemples bénins utilisés (« un enfant de 4 ans qui refuse d’enfiler son imper »). Il ne s’agissait pas non plus d’entrer dans le détail sur la polémique actuelle autour du trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Pour faire le point sur cette maladie, Christine Getin, présidente de TDAH France, l’association qui regroupe depuis 11 ans 3 800 personnes concernées par le « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité », répond à nos questions.

« Nous ne sommes pas pro-médicaments, mais nous sommes attentifs à ce que les enfants en souffrance puissent bénéficier du meilleur diagnostic possible et de la plus juste prise en charge, médicamenteuse au besoin, dit-elle. Ce médicament à base de méthylphénidate, Ritaline ou autre, est un psycho-stimulant qui va améliorer les mécanismes d'éveil pour des personnalités qui ne sont pas forcément agitées mais parfois simplement dans la lune en permanence. Ce sont des enfants en grande souffrance, souvent en proie à l'incompréhension voire au rejet de la société ou de l'école. En France, cette prescription est extrêmement réglementée, il faut passer par un psychiatre ou un neuro-pédiatre pour l'obtenir et manifester des troubles profonds pour l'obtenir. Les patients doivent avoir la meilleure information possible, y compris sur les effets secondaires éventuels. Mais la solution possible pour ces enfants réside dans une synergie entre les parents, les médecins, les psys, l'école... Et la médication seule ne suffit pas, il faut évidemment une prise en charge psychologique et bien souvent un aménagement scolaire. Et cela marche: en s'unissant, les adultes peuvent aider ces enfants en souffrance à mieux fonctionner. Mais la souffrance ne se guérit pas avec un médicament mais en ouvrant aussi un espace de parole, de compréhension. C'est un travail de chaque instant, mais on peut faire en sorte que ces enfants deviennent des adultes épanouis. »

> Voici des témoignages de parents ayant un enfant atteint du « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ». Nous avons choisi d’en publier quelques extraits.

« (…) Pensez-vous vraiment que nous n'avons pas essayé tout ce qui était possible, accessible, pour nos enfants... NON, ils ne sont pas mal élevés, ils sont HANDICAPES, oui, malheureusement ou heureusement, cela ne se voit pas tant que cela, juste qu'ils sont ingérables, perturbateurs, dans la lune (!), toujours en opposition, insultant parfois, violents aussi ... mais nous sommes leurs parents et notre vœu est de les aider au mieux de nos connaissances et possibilités. Alors, oui , il y a ce médicament, "magique" oui car effectivement, nos enfants retrouvent une vie "sociale et sociable", suivent en classe, poursuivent des études et finiront par réussir à leur niveau mais ils feront sans doute ce qu'ils ont envie... et cette "pilule magique" (…) Cette petite pilule, pour nous, pour notre enfant, c'est une vie sociale, une vie scolaire , une vie "un peu plus calme" pour nous, et comme elle nous a dit après quelques jours de traitement : c'est moins le bazar dans ma tête... On ne lui donne que pendant les périodes scolaires... pendant les vacances, il faut "la gérer" !
Une maman en colère, qui fait au mieux pour aider, accompagner, gérer , soutenir... son enfant qui n'est pas une "droguée".
Véronique

« Ces familles se heurtent au quotidien à de nombreux obstacles financiers, organisationnels, scolaires et font face, chaque jour, à des situations d’incompréhension, de rejet, et d’échec.
Aucune d’entre elles n’est en recherche de « camisole » ou de « muselière » chimiques. Toutes sont par contre, pleinement conscientes des souffrances de leur enfant, des risques pour leur développement, et de la difficulté qu’il peut y avoir, lorsque les professionnels consultés estiment que cela est nécessaire, à accepter une médication qui est tant décriée, souvent mal comprise et toujours envisagée comme n’étant que l’un des aspects d’un parcours, qui allie suivi médical, rééducations, guidance psycho-éducative et aménagements d'une scolarité souvent semée d’embûches. (…) ».
Katia Gabrielle, mère de deux enfants concernés par le Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité

« Notre fils est atteint de TDAH. Il a passé la plus grande partie de sa scolarité de primaire à l'écart du groupe, malheureux, rejeté par les autres élèves et désigné par les enseignants comme perturbateur. Sa table de classe placée dans le couloir, les journées dans le bureau du directeur ou au coin dans la cour. Les cahiers déchirés, les affaires perdues et surtout, surtout, ce regard des autres qui accable. Jamais d'invitations aux anniversaires. Les mots des autres parents pour se plaindre de son comportement.
Depuis la maternelle, nous avons tenté de l'aider de toutes les manières possibles : psychologue, psychomotricité, rééducation graphique, méthode de barkley, groupes de paroles, etc. Nous avons longtemps refusé le traitement par méthylphénidate, par principe et par crainte. (…) Notre fils est maintenant sous Concerta depuis 2 ans, depuis l'entrée au collège. C'est un choix que nous n'avons pas fait avec légèreté, c'est une décision douloureuse et difficile à prendre et bien sûr que nous aurions souhaité agir différemment. Mais sa vie en a été fondamentalement changée, sur le plan relationnel, scolaire mais surtout sur son bien-être. Comme tous les parents, ce que nous souhaitons au plus profond de nous même, c'est de voir nos enfants grandir heureux. »
Alix

« Effectivement non, on en guérit jamais ! On vit avec mais certains troubles, dont l’impulsivité si l’enfant est impulsif, peuvent évoluer. Mon mari, 40 ans, manque de concentration depuis qu’il est enfant et mon fils, 7 ans, est toujours dans la lune, non concentré et impulsif depuis son plus jeune âge! Apres 6 mois de traitement, je découvre mon enfant. Je prends plaisir à être avec lui, ce qui a malheureusement été difficile depuis les 4 dernières années. Quant à mon fils, il essaie à nouveau de se faire des copains a l’école, avance bien dans sa scolarité alors qu’on nous parlait en milieu d'année d' avoir une assistante de vie scolaire. Il ne fait plus de colères et de crises, accepte mieux la frustration sans plus se mettre en danger, il nous parle, nous fait rire... Il revit ainsi que toute la famille. Le diagnostic a été très long. Nous avons rencontré des médecins très incompétents et très mal informés. Nous n’avons rien lâché et avons rencontré un bon spécialiste. Médicamenter un petit bonhomme de cet âge n’est pas une décision facile à prendre mais, dans notre cas, elle a été nécessaire pour le bien et l’épanouissement de notre fils. »
Une internaute anonyme

« Je suis Asperger et également TDAH diagnostiquée à 53 ans, trois enfants adultes très probablement TDAH dont l'un, une fille, avec Troubles du spectre autistique autrefois appelés "psychose infantile".
Trois petits fils, l'un probablement TDAH avec troubles associés et les deux autres TDAH avec troubles associés. Une petite fille de 10 ans 1/2 encore à charge, autiste Asperger, HPI et TDA/H avec troubles associés.
Après une vie très difficile, parsemée d'échecs et de problèmes importants liés à un comportement très impulsif, un problème important et récurrent de désorganisation et de concentration, (problèmes que j'ai toujours imputés en grande partie à l'éducation reçue par mon père), j'ai été diagnostiquée TDAH et j'ai appris par un éminent spécialiste en la matière que je n'avais aucun problème lié à une quelconque "mauvaise éducation" mais un désordre neuro biologique cérébral qui provoquait ces troubles importants qui ont empoisonné toute ma vie. Il m'a prescrit du méthylphénidate et dès le premier jour de traitement ma vie a complètement changé, tout est organisé, calé, je ne procrastine plus, et je suis plus posée dans la réflexion et donc je n'agis plus sous l'effet de l'impulsivité. »
Maddie Haentzler

Source : http://www.elle.fr/Societe/News/Ritaline-on-peut-faire-en-sorte-que-ces-enfants-en-souffrance-deviennent-des-adultes-epanouis-2459637

jeudi 6 juin 2013

Être ou ne pas être TDAH...


Quel est le produit dont la consommation a augmenté de 70% en 5 ans et le nombre de consommateurs de moins de 20 ans de 114%? C'est un psychostimulant qui, paradoxalement, calme les enfants hyperactifs ainsi que l'a révélé une étude du laboratoire Celtipharm portant sur les ventes des pharmacies. Nous sommes bien loin des Etats-Unis où la progression ces six dernières années est de 600%.

Est-ce un bon signe au sens où les enfants seraient mieux soignés ou un mauvais signe au sens où ce psychostimulant plus connu sous le nom de Ritaline serait trop prescrit? La réponse n'est pas simple.

Comme la majorité des troubles du comportement, il n'y a pas de marqueur biologique spécifique. Le diagnostic repose sur le consensus clinique des spécialistes qui peut varier: ce qui apparaît comme pathologique à une époque sera considéré comme normal à une autre.

Le diagnostic a la particularité d'être si facile que tout le monde peut le faire et d'ailleurs tout le monde le fait: un enfant qui ne tient pas en place, parle sans arrêt, papillonne sans jamais se fixer sur une tâche, ne passe pas inaperçu. D'autant qu'il est souvent impulsif et incapable de se concentrer. Il est en revanche beaucoup plus difficile d'appréhender la cause de cette instabilité. La progression des prescriptions médicamenteuses aux USA indique que les Américains privilégient ce que le pédopsychiatre Bernard Golse appelle "la clinique de l'instant" opposée à une "clinique de l'histoire". L'hyperactivité y est considérée comme une anomalie neurobiologique point barre.

En France, la prescription initiale de cette molécule classée comme "stupéfiant" est réservée aux services hospitaliers, précaution censée préserver des indications abusives. Les psychiatres ne sont pas divisés en deux camps irréductibles, les uns tenants d'une origine neurobiologique, les autres d'une origine psychologique car la plupart pratique encore une "clinique de l'histoire" ce qui les amène à distinguer plusieurs formes d'hyperactivité: l'instabilité peut n'être qu'un signe parmi d'autres; tantôt il s'agit d'une maladie psychiatrique ou neurologique, tantôt il s'agit d'un enfant qui n'est soumis à aucune contrainte éducative.

Ailleurs, on retrouve des perturbations importantes des interactions précoces. Mais il arrive aussi que, même en cherchant bien, on ne trouve aucune cause psychique ou environnementale ce qui évoque fortement une cause neurobiologique. Et pour compliquer le tout, facteurs psychiques et neurodéveloppementaux peuvent être intriqués et se potentialiser.

La difficulté pour le thérapeute est de n'exclure aucune hypothèse pour créer un dispositif thérapeutique adapté. La Ritaline y a une place quand elle permet à l'enfant de penser et pas seulement de se tenir tranquille. Encore faut-il que le thérapeute lui même ne s'empêche pas de penser en réduisant l'enfant à un comportement qui ne convient pas aux exigences de la société et que seul un médicament pourrait faire changer.


Source : http://www.huffingtonpost.fr/caroline-eliacheff/hyperactivite-ritaline_b_3388711.html

mercredi 3 avril 2013

Etats-Unis: un ado sur cinq souffre du trouble de déficit d'attention


Voici un article très intéressant qui mérite que l'on se questionne sur l'évaluation et la prescription de médicaments hâtive de la part de certains médecins...

 WASHINGTON — Près d'un garçon adolescent sur cinq aux Etats-Unis souffre du trouble du déficit d'attention avec hyperactivité ainsi que 11% de tous les enfants en âge scolaire, une forte hausse depuis dix ans, rapporte lundi le New York Times citant de nouvelles statistiques fédérales.

Jusqu'alors, ce trouble psychiatrique caractérisé par des problèmes de concentration et de comportement - appelé en anglais "Attention deficit disorder with hyperactivity ou ADHD" - affectait de 3 à 7% des enfants américains.

Des statistiques brutes des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) analysées par le New York Times indiquent que ce syndrome a été diagnostiqué chez 6,4 millions des enfants de 4 à 17 ans à un moment de leur vie, soit un accroissement de 16% depuis 2007, et de 53% en dix ans.

Environ les deux tiers des enfants qui en souffriraient actuellement prennent des stimulants, comme de la Ritaline ou de l'Adderall. Ces traitements sont efficaces mais peuvent aussi entraîner une dépendance ainsi que de l'anxiété ou des psychoses.

La forte hausse des cas d'ADHD cette dernière décennie est jugée surprenante par des médecins, et suscite une inquiétude grandissante quant à une utilisation excessive de ces médicaments, souligne le journal.

"Nous devons assurer un usage approprié" de ces médicaments, a insisté le directeur des CDC, le Dr Thomas Frieden.

"Les bons médicaments prescrits pour l'ADHD aux personnes qui en ont réellement besoin peuvent faire une grande différence mais malheureusement leur utilisation à mauvais escient s'accroît à un rythme alarmant", a-t-il déploré dans le New York Times.

Selon le Dr James Swanson, professeur de psychiatrie à l'Université internationale de Floride, un des experts en pointe sur l'ADHD, "il n'est pas possible qu'un garçon adolescent sur cinq souffre d'ADHD".

"Si nous commençons à traiter des enfants qui ne sont pas atteints de ce trouble avec des stimulants, certains vont finir par abuser de ces médicaments et développer une dépendance", a-t-il mis en garde dans le quotidien.

Selon le New York Times, les ventes de ces stimulants ont plus que doublé ces dernières années, passant de 4 milliards de dollars en 2007 à 9 milliards en 2012.


vendredi 22 juin 2012

Les vaccins causeraient le TDA


Selon des études financées par Robert F. Kennedy, les vaccins causeraient le TDA, le TDAH et le syndrome Gilles de Latourette, diagnostics que l'on constate en hausse alarmante dans tous les pays industrialisés.

Des vaccins pour les nourrissons produisent des symptômes de l'autisme, selon une nouvelle étude de scientifiques de l'Université de Pittsburgh sur des primates.

Les résultats publiés aujourd'hui montrent que les bébés singes ont reçu les vaccins recommandés officiellement par le C.D.C. et l'American Academy of Pediatrics et qu'ils ont présenté des symptômes ressemblant à l'autisme.

L'équipe de chercheurs ont présenté leur étude à la réunion internationale pour la recherche sur l'autisme à Londres. 

Les études d'innocuité des médicaments sont généralement menées sur les singes avant d'être utilisés sur les humains, mais ces recherches fondamentales sur les vaccins donnés aux enfants n'ont été menées.

Ce qui a été présenté à la conférence sur l'autisme est que les vaccins ont causé des changements biologiques et une altération du comportement des macaques vaccinés, changements semblables à ceux observés chez les enfants atteints d'autisme.

Les animaux non vaccinés n'ont pas montré de tels effets indésirables.

Les vaccinés donnés étaient ceux qui sont recommandés pour les nourrissons américains dans les années 1990, dont plusieurs avec le thimérosal, agent de préservation composé de mercur, et le vaccin rougeole-oreillon-rubéole.  Les cas d'enfants autismes a fait un bond spectaculaire dans les années 1990, de 1 sur 5000 à 1 sur 150 enfants!

Cette recherche met en évidence le besoin d'une enquête plus critique sur les vaccins, sur le mercure et sur les altérations du comportement chez les enfants autistes.

Selon la présidente de "SafeMinds", Theresa Wrangham, le C.D.C. a manqué à sa responsabilité d'enquêter sur les questions de sécurité des vaccins, responsabilité qui devrait être retirée du C.D.C. pour être donnée à un organismes indépendant.

vendredi 16 septembre 2011

Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH) DOSSIER COMPLET


Voici un article des plus complet sur le sujet qu'est le TDAH.
Riche en informations et expliqué adéquatement, ce document vous aidera à faire la lumière sur ce phénomène qui nous touche tous de près ou de loin.
Lien : Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH)

lundi 13 juin 2011

Homéopathie et déficit d’attention!


Voici un texte fort intéressant sur les enjeux de la médication versus l'homéopathie en rapport avec certaines maladies neurologiques.

" L’homéopathie est une méthode naturelle et sans effets secondaires qui peut apporter des solutions efficaces aux problèmes de déficit d’attention. Il n’y a cependant pas de prescription standard, de solution magique à ce problème, notamment, parce que l’homéopathie s’intéresse aux causes pouvant engendrer ce dernier.


Le déficit d’attention peut être généré par des problèmes affectifs (peine d’amour, deuil, séparation des parents, abus physique, etc.) pour lesquels des remèdes comme Ignatia, Anacardium, Phosphoric acid. ou Staphysagria sont parfois prescrits.


Il faut aussi mesurer l’importance que peuvent avoir, à long terme, des diètes inappropriées (abus de sucre et de nourriture « artificielle »…) sur l’énergie du patient. Les allergies ou intolérances alimentaires peuvent également entraîner des problèmes d’attention. Toute baisse d’énergie aura tendance à se manifester simultanément aux niveaux physique, émotionnel et mental et entraînera donc aussi bien une fatigue qu’une diminution de la capacité de se concentrer. En plus de la prescription d’un remède homéopathique (Sulfur, Tuberculinum, Argentum nitricum, Tarentula, etc.), le traitement aura intérêt à être accompagné d’une correction des habitudes alimentaires.


Hormis les problèmes visuels ou auditifs qui peuvent entraîner certains problèmes d’attention (parfois corrigés ou améliorés par l’homéopathie), les sujets dyslexiques peuvent également bénéficier d’une prescription réussie (voir les Lycopodium, China, Thuya, etc,).


On serait surpris de constater qu’un nombre assez important de gens souffrant de déficit d’attention sont tout simplement infestés de parasites (des vers !) et qu’un traitement approprié (Cina, Silicea, Sulfur, Calcarea carb., etc.) peut aisément créer de nouvelles dispositions d’esprit.


L’une des causes possibles des problèmes de déficit d’attention est tout simplement l’ennui provoqué par le programme enseigné (ou parfois l’enseignant). En effet, plusieurs enfants sont particulièrement « brillants » et souffrent mal de la lenteur ou de la banalité affligeant certains cours. Lorsqu’un enseignant se plaint du manque d’attention d’un « premier de classe » (cela arrive, l’enfant est dissipé, excité, mais il saisit tout), la prescription homéopathique s’orientera souvent vers des remèdes du type Phosphorus, Lachesis, etc.
Avant de donner du « Ritalin » ou des produits du même type, certains parents désirent explorer des avenues plus naturelles. L’homéopathie peut définitivement solutionner de nombreux cas de déficit d’attention.
Si vous désirez en savoir plus sur ce sujet, allez sur notre site www.chquebec.com et consultez notre programme de cours de 1ers soins.





Les révélations de Wikileaks sur l’homéopathie

Voici la synthèse d’une série d’échanges qu’on pourrait retrouver prochainement sur Wikileaks concernant le lien qui existerait entre l’industrie pharmaceutique et médicale mondiale et certains gouvernements à propos de l’homéopathie.


« L’enseignement et la pratique de l’homéopathie dans le monde représenteraient un sérieux danger pour les raisons suivantes :
Les 200 dernières années démontrent clairement que l’homéopathie peut guérir un nombre plus élevé de maladies que la médecine conventionnelle. Les succès incroyables de l’homéopathie lors de plusieurs épidémies (grippe, choléra, dysenterie), ajoutés à la récurrence des succès qui sont aujourd’hui enregistrés par les médecins et les thérapeutes qui la pratiquent dans plus de 50 pays à travers le monde, en font une médecine de plus en plus populaire ».
Outres les succès thérapeutiques enregistrés, quatre autres éléments sont estimés problématiques pour les représentants de l’industrie pharmaceutique et médicale mondiale :


A. L’homéopathie est clairement une médecine totalement « naturelle » et sans effets secondaires. Les remèdes homéopathiques sont faits à partir de produits connus (des règnes végétal, minéral et animal), contrairement aux produits pharmaceutiques dont la composition chimique est totalement inconnue. Or, dans un monde où un nombre de plus en plus élevé de patients se méfient des remèdes chimiques, l’homéopathie fait un gain appréciable.


B. Le coût des remèdes homéopathiques est, comparativement à celui des produits pharmaceutiques, ridiculement bas. De nombreux traitements peuvent être complétés à des coûts étant de 75% à 95% moins élevés que ceux engagés par la médecine conventionnelle.


C. De plus, et c’est là un autre facteur qui met en péril tout le système médical actuel, les traitements homéopathiques n’entraînent aucune dépendance et, contrairement aux traitements médicaux actuels qui ne peuvent viser qu’à « soulager » les problèmes, l’homéopathie a pour objectif de « guérir définitivement » la plupart des maladies auxquelles elle s’attaque.


D. Nous avons également remarqué que le traitement homéopathique résulte souvent en un accroissement de la prise en charge des patients par eux-mêmes, c'est-à-dire, en quelque sorte, une « responsabilisation » des individus .


Donc, si des mesures gouvernementales ne sont pas prises pour contrer l’expansion de l’homéopathie (et de l’ensemble des médecines alternatives apportant des résultats concluants), nous craignons, à moyens termes, des pertes de revenus substantielles de l’industrie pharmaceutique et médicale mondiale ce qui aurait plusieurs conséquences dramatiques, notamment :


a. Une baisse importante des contributions que l’industrie remet aux chaires médicales universitaires dans le monde.
b. Une réduction des généreuses contributions que l’industrie fait également dans le monde au soutien des bons gouvernements (qui sont à notre écoute) ».


En toute discrétion,


L’industrie (qui sait que la réalité…dépasse la fiction!!) "


Produit Naturel

Nous savons depuis longtemps que la médication de type chimique n'est pas recommandé e pour tous les types de TDAH. Pour ceux et celles qui veulent tenter une approche plus naturelle en la matière, ce site vous est recommandé. www.herb-e-concept.com

mardi 17 mai 2011

Hopital Rivière des Prairies


Un hôpital unique en son genre

Au Québec, quand on pense pédopsychiatrie et troubles neurodéveloppementaux, c'est à l'Hôpital Rivière-des-Prairies (HRDP) que l'on se réfère. Dans son champ de compétence, l'HRDP est le seul centre de la province à offrir des services spécialisés et surspécialisés dans ces domaines. Son expertise de pointe, sa quête incessante de l'innovation, l'intégration de la recherche dans les services cliniques en font un lieu unique où convergent les passionnés du domaine, toutes professions confondues.
Affilié à l'Université de Montréal, l'HRDP est un chef de file et un expert hautement reconnu, tant au niveau régional, national, qu'international pour qui s'intéresse à ce que la science a de mieux à offrir aux jeunes aux prises avec un problème grave de santé mentale.
Ressource de troisième ligne, l'HRDP est un expert en matière d'évaluation, de diagnostic, de traitement, de recherche et d'enseignement en pédopsychiatrie et en troubles neurodéveloppementaux. Le transfert des connaissances constitue un élément central de son mandat afin de soutenir les équipes de santé mentale de première et de deuxième lignes.
L'Hôpital Rivière-des-Prairies, à l'instar de ses coéquipiers du réseau de la santé, offre des services de qualité, sécuritaires, pertinents, efficients, accessibles, complémentaires et organisés, de façon à servir le principe de continuum de services. L'HRDP offre des soins et services en cliniques spécialisées et surspécialisées, en hôpital de jour ou en hospitalisation de courte et moyenne durée. L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont a permis récemment d'implanter un réseau intégré de services pédopsychiatriques qui assurent des services en urgence et d'hospitalisation.
Bienvenue chez nous !

mardi 30 novembre 2010

Le Ritalin et les études : jamais sans raisons médicales

Les étudiants de 18 à 24 ans prennent de plus en plus de stimulants afin d’améliorer leur concentration selon un rapport d’Agriculture et Agroalimentaire Canada...

La suite : 
Des performances médicamentées
Neurobiologie, neuromarketing, neuro-imagerie,neurochirurchie, neurolinguistique...Tous ces nouveaux vocables témoignent des formidables avancées réalisées en neurosciences au cours des dernières décennies. Inutile de dire qu'en se lançant en neuroéthique, on doit s'attendre à travailler avec des données qui évolueront à la vitesse Grand V.

Cynthia Forlini, étudiante- chercheuse à l'Unité de recherche en neuroéthique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, a accepté de relever ce défi. Elle s'intéresse à une branche très dynamique de la neuroéthique, la neuropharmacologie, et se concentre particulièrement sur les aspects éthiques et sociaux de la consommation de méthylphénidate (MPH) pour des utilisations non médicales. Le MPH, mieux connu sous le nom commercial Ritalin, est normalement prescrit par un médecin à des personnes souffrant de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cependant, certaines études révèlent que de 3 à 35 p. 100 des étudiants universitaires en bonne santé consommeraient du MPH, avec ou sans prescription, pour améliorer leurs performances cognitives. Ils désirent notamment augmenter leur capacité de concentration et de mémorisation afin de pouvoir étudier pendant de longues heures, ou encore, stimuler leur vigilance pendant un examen...

vendredi 29 octobre 2010

16 millions de pilules en seulement six mois

"Les experts ont beau s'inquiéter, la consommation des médicaments de la famille du Ritalin ne ralentit pas au Québec, bien au contraire. En six mois, il s'est vendu plus de 16 millions de pilules dans la province, du jamais vu."


Article pertinent sur la consomation du méthylphénidate au Québec...


l'article ci-bas
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/10/20101008-040100.html