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mercredi 12 juin 2013

Ritaline ou Ritalin : « on peut faire en sorte que ces enfants en souffrance deviennent des adultes épanouis »



Voici un article fort intéressant publié dernièrement en France sur le site éditorial elle.fr qui fait un constat sur la dynamique entourant le TDAH versus la contrainte médicale.

L’éditorial publié le 7 juin dernier intitulé « Junkid » sur les excès des prescriptions du méthylphénidate a suscité des réactions et des commentaires sur elle.fr. En aucun cas, il n’a été question de nier la nécessité de sa prescription dans des cas de pathologies avérées et bien connues des psychiatres, lourdes au point d’être parfois catégorisées comme un handicap. Il s’agissait uniquement de dénoncer l’usage de ce médicament pour raisons de confort, comme le montrent les exemples bénins utilisés (« un enfant de 4 ans qui refuse d’enfiler son imper »). Il ne s’agissait pas non plus d’entrer dans le détail sur la polémique actuelle autour du trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Pour faire le point sur cette maladie, Christine Getin, présidente de TDAH France, l’association qui regroupe depuis 11 ans 3 800 personnes concernées par le « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité », répond à nos questions.

« Nous ne sommes pas pro-médicaments, mais nous sommes attentifs à ce que les enfants en souffrance puissent bénéficier du meilleur diagnostic possible et de la plus juste prise en charge, médicamenteuse au besoin, dit-elle. Ce médicament à base de méthylphénidate, Ritaline ou autre, est un psycho-stimulant qui va améliorer les mécanismes d'éveil pour des personnalités qui ne sont pas forcément agitées mais parfois simplement dans la lune en permanence. Ce sont des enfants en grande souffrance, souvent en proie à l'incompréhension voire au rejet de la société ou de l'école. En France, cette prescription est extrêmement réglementée, il faut passer par un psychiatre ou un neuro-pédiatre pour l'obtenir et manifester des troubles profonds pour l'obtenir. Les patients doivent avoir la meilleure information possible, y compris sur les effets secondaires éventuels. Mais la solution possible pour ces enfants réside dans une synergie entre les parents, les médecins, les psys, l'école... Et la médication seule ne suffit pas, il faut évidemment une prise en charge psychologique et bien souvent un aménagement scolaire. Et cela marche: en s'unissant, les adultes peuvent aider ces enfants en souffrance à mieux fonctionner. Mais la souffrance ne se guérit pas avec un médicament mais en ouvrant aussi un espace de parole, de compréhension. C'est un travail de chaque instant, mais on peut faire en sorte que ces enfants deviennent des adultes épanouis. »

> Voici des témoignages de parents ayant un enfant atteint du « Trouble Déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ». Nous avons choisi d’en publier quelques extraits.

« (…) Pensez-vous vraiment que nous n'avons pas essayé tout ce qui était possible, accessible, pour nos enfants... NON, ils ne sont pas mal élevés, ils sont HANDICAPES, oui, malheureusement ou heureusement, cela ne se voit pas tant que cela, juste qu'ils sont ingérables, perturbateurs, dans la lune (!), toujours en opposition, insultant parfois, violents aussi ... mais nous sommes leurs parents et notre vœu est de les aider au mieux de nos connaissances et possibilités. Alors, oui , il y a ce médicament, "magique" oui car effectivement, nos enfants retrouvent une vie "sociale et sociable", suivent en classe, poursuivent des études et finiront par réussir à leur niveau mais ils feront sans doute ce qu'ils ont envie... et cette "pilule magique" (…) Cette petite pilule, pour nous, pour notre enfant, c'est une vie sociale, une vie scolaire , une vie "un peu plus calme" pour nous, et comme elle nous a dit après quelques jours de traitement : c'est moins le bazar dans ma tête... On ne lui donne que pendant les périodes scolaires... pendant les vacances, il faut "la gérer" !
Une maman en colère, qui fait au mieux pour aider, accompagner, gérer , soutenir... son enfant qui n'est pas une "droguée".
Véronique

« Ces familles se heurtent au quotidien à de nombreux obstacles financiers, organisationnels, scolaires et font face, chaque jour, à des situations d’incompréhension, de rejet, et d’échec.
Aucune d’entre elles n’est en recherche de « camisole » ou de « muselière » chimiques. Toutes sont par contre, pleinement conscientes des souffrances de leur enfant, des risques pour leur développement, et de la difficulté qu’il peut y avoir, lorsque les professionnels consultés estiment que cela est nécessaire, à accepter une médication qui est tant décriée, souvent mal comprise et toujours envisagée comme n’étant que l’un des aspects d’un parcours, qui allie suivi médical, rééducations, guidance psycho-éducative et aménagements d'une scolarité souvent semée d’embûches. (…) ».
Katia Gabrielle, mère de deux enfants concernés par le Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité

« Notre fils est atteint de TDAH. Il a passé la plus grande partie de sa scolarité de primaire à l'écart du groupe, malheureux, rejeté par les autres élèves et désigné par les enseignants comme perturbateur. Sa table de classe placée dans le couloir, les journées dans le bureau du directeur ou au coin dans la cour. Les cahiers déchirés, les affaires perdues et surtout, surtout, ce regard des autres qui accable. Jamais d'invitations aux anniversaires. Les mots des autres parents pour se plaindre de son comportement.
Depuis la maternelle, nous avons tenté de l'aider de toutes les manières possibles : psychologue, psychomotricité, rééducation graphique, méthode de barkley, groupes de paroles, etc. Nous avons longtemps refusé le traitement par méthylphénidate, par principe et par crainte. (…) Notre fils est maintenant sous Concerta depuis 2 ans, depuis l'entrée au collège. C'est un choix que nous n'avons pas fait avec légèreté, c'est une décision douloureuse et difficile à prendre et bien sûr que nous aurions souhaité agir différemment. Mais sa vie en a été fondamentalement changée, sur le plan relationnel, scolaire mais surtout sur son bien-être. Comme tous les parents, ce que nous souhaitons au plus profond de nous même, c'est de voir nos enfants grandir heureux. »
Alix

« Effectivement non, on en guérit jamais ! On vit avec mais certains troubles, dont l’impulsivité si l’enfant est impulsif, peuvent évoluer. Mon mari, 40 ans, manque de concentration depuis qu’il est enfant et mon fils, 7 ans, est toujours dans la lune, non concentré et impulsif depuis son plus jeune âge! Apres 6 mois de traitement, je découvre mon enfant. Je prends plaisir à être avec lui, ce qui a malheureusement été difficile depuis les 4 dernières années. Quant à mon fils, il essaie à nouveau de se faire des copains a l’école, avance bien dans sa scolarité alors qu’on nous parlait en milieu d'année d' avoir une assistante de vie scolaire. Il ne fait plus de colères et de crises, accepte mieux la frustration sans plus se mettre en danger, il nous parle, nous fait rire... Il revit ainsi que toute la famille. Le diagnostic a été très long. Nous avons rencontré des médecins très incompétents et très mal informés. Nous n’avons rien lâché et avons rencontré un bon spécialiste. Médicamenter un petit bonhomme de cet âge n’est pas une décision facile à prendre mais, dans notre cas, elle a été nécessaire pour le bien et l’épanouissement de notre fils. »
Une internaute anonyme

« Je suis Asperger et également TDAH diagnostiquée à 53 ans, trois enfants adultes très probablement TDAH dont l'un, une fille, avec Troubles du spectre autistique autrefois appelés "psychose infantile".
Trois petits fils, l'un probablement TDAH avec troubles associés et les deux autres TDAH avec troubles associés. Une petite fille de 10 ans 1/2 encore à charge, autiste Asperger, HPI et TDA/H avec troubles associés.
Après une vie très difficile, parsemée d'échecs et de problèmes importants liés à un comportement très impulsif, un problème important et récurrent de désorganisation et de concentration, (problèmes que j'ai toujours imputés en grande partie à l'éducation reçue par mon père), j'ai été diagnostiquée TDAH et j'ai appris par un éminent spécialiste en la matière que je n'avais aucun problème lié à une quelconque "mauvaise éducation" mais un désordre neuro biologique cérébral qui provoquait ces troubles importants qui ont empoisonné toute ma vie. Il m'a prescrit du méthylphénidate et dès le premier jour de traitement ma vie a complètement changé, tout est organisé, calé, je ne procrastine plus, et je suis plus posée dans la réflexion et donc je n'agis plus sous l'effet de l'impulsivité. »
Maddie Haentzler

Source : http://www.elle.fr/Societe/News/Ritaline-on-peut-faire-en-sorte-que-ces-enfants-en-souffrance-deviennent-des-adultes-epanouis-2459637

mercredi 1 mai 2013

Pourquoi le TDAH est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?


Une belle analyse sur le TDAH chez les adolescents et l'aide que l'on peut leurs apporter.

Pourquoi le TDA /H est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?

"Les adultes qui côtoient des ados TDA/H passent aussi à côté du trouble car ils associent certains symptômes comme étant liés à la phase de l’adolescence. En effet, le non-respect systématique des règles, les éclats de colère, la distraction, la démotivation scolaire … sont monnaie courante à l’adolescence. Difficile donc de démêler ce qui appartient à l’un ou à l’autre. Pourtant les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est important d’accompagner les enfants et les jeunes atteints de TDA/H de manière appropriée. Les difficultés rencontrées dans l’enfance laissent souvent des traces dans le vécu des adolescents qui ont des troubles de type TDA/H. Parfois, ils ont accumulé des retards scolaires et ont perdu leur motivation pour les études. Leurs comportements impulsifs leur valent parfois des accrochages et des heurts dans leurs relations aux autres. Tout cela peut les amener à un certain découragement par rapport à l’école ou à d’autres engagements sociaux, et à une perte de l’estime de soi. Chez certains adolescents, s’il y a d’autres éléments contextuels défavorables, il peut s’ensuivre un état dépressif, une révolte ou des troubles des conduites comme la toxicomanie ou la délinquance."

lundi 2 avril 2012

Bibliothèque virtuelle sur le TDAH qui traite de l'impact des habitudes et le TDAH. Vous y trouverez des articles, des manchettes de l'actualité, des programmes pertinents (ateliers ou téléformations), des documents de référence, et possiblement des produits qui vous permettront de mieux fonctionner au travail et au quotidien.
Coaching pour le TDAH

mercredi 22 février 2012

Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.




Voici un rapport très intéressant sur différents troubles neurologiques qui sont de plus en plus présents dans différentes sphères de la société. Ce texte comprend beaucoup de liens vers d'autres études mais il n'est demeure pas moins très complet pour celui ou celle en quête de compréhension.


Trouble bipolaire, borderline etat limite ou deficit attention hyperactivité.
TDAH / ADHD et borderline.
déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité. TDA
Introduction:
Connexions entre trouble de la personnalité borderline et trouble de déficit d'attention. Il y a beaucoup de similitudes entre trouble borderline et déficit d'attention mais cela demeure 2 différents troubles.
Nous discutons aussi du lien entre TDA durant l'enfance et trouble borderline à l'age adulte
Vous trouverez sur la dernière partie de ce document notre vision que nous espérons assez globale et à l'écoute de la souffrance
Critères DSM IV du trouble de déficit d'attention. 
Données, études. 
Ce qu'ils en pensent 
Point de vue de l'Aapel et troubles deficit d'attention 

Données, études (statistiques, prévalencecomorbidité, co-occurence)
* Biederman J, Newcorn J, Sprich S. - Pediatric Psychopharmacology Unit, Massachusetts, Boston - Am J Psychiatry 1991
"La littérature soutient une considérable comorbidité  entre trouble de déficit d’attention avec hyperactivité avec les troubles de conduite, troubles d’opposition, troubles de l’humeur, troubles d’angoisse, incapacités d'apprentissage, et d'autres troubles, tels que le retard mental, le syndrome de Tourette, et le trouble de personnalité borderline"* Fischer M, Barkley RA, Smallish L, Fletcher K. - Dept. of Neurology, Medical College of Wisconsin, Milwaukee, USA.
2OO2 J Abnorm Child Psychol. - Devenir des enfants hyperactifs devenus jeunes adultes
Les jeunes adultes du group ADHD enfants, répondaient aux critères pour ADHD (5%); depression majeure (26%); et histrionique (12%), antisocial (21%), passif-aggressif (18%), et troubles de la personnalité borderline (14%)
Les Résultats suggerent que les enfants hyperactifs ont un risque important de trouble lorsqu'ils sont jeunes adultes, principalement de depression majeure et plusieurs troubles de la personnalités
* Fossati A, Novella L, Donati D, Donini M, Maffei C. - San Raffaele Vita-Salute University, Faculty of Psychology, Milano, Italy
2OO2 Compr Psychiatry. - Passé de deficit d'attention / hyperactivité durant l'enfance et trouble de la personnalité borderline
Les résultats de cette étude semblent supporter l'hypothèse d'une association entre passé de symptomes d'ADHD / TDA/H durant l'enfance et diagnostic de trouble borderline à l'age adulte

Déficit d'attention et borderline, ce qu'ils en disent
* "Ce sont des troubles très differents, avec les similitudes de "distractibilité" (incapacité de maintenir l'attention) et impulsivité et parfois estime de soi atténuée -- mais avec de grandes différences dans les symptomes et les causes
L'excitabilité neurologique du trouble borderline est liée à une sur-reaction émotionnelle et des difficultés à controler / moduler l'angoisse et la colère;
L'aspect neurologique du trouble de deficit d'attention conduit à la "distractibilité" et à des difficultés de se concentrer -- mais ce n'est pas un trouble émotionnel ou un trouble du moi.
Les médicaments "stimulant" sont indiqués dans le cas de l'add, mais pas du bpd" (Daniel C Claiborn 2OO3)* "Beaucoup de personnes qui ont un trouble borderline ont aussi d’autres problèmes comme … trouble de déficit d’attention" (Bpdcentral, “What is Borderline Personality Disorder (BPD)?”, bpdcentral.com 2OO1)
* "Le diagnostic différentiel de ADHD à l'age adulte inclut dépression, hypomanie, troubles dissociatifs, trouble de la personnalité borderline ou antisocial, abus de substances alcool, drogue" (Mina Dulcan, M.D ,…,“ATTENTION-DEFICIT/HYPERACTIVITY DISORDER”,American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 1997)
* "Tous ces trois diagnostics (bipolaire, borderline et ADHD) sont distincts et constituent de vraies entitées. Un individu peut avoir un, deux ou tous les trois diagnostics. Puisqu'ils sont tous traités différemment, les diagnostics doivent être faits soigneusement et exactement. Le Bipolaire est moins le fréquent, mais celui qui peut être déclenché en traitant les deux autres.
Bien que les études de MRI du cortex prefrontal droit seront bientot disponibles pour diagnostiquer l'AD(h)d, actuellement il n'y a aucune imagerie ou d'autres études qui confirment ou éliminent un diagnostic. Le DSM est l'outil diagnostique qui établit les diagnostics officiels, et à mon avis, ils sont excellents et extraordinairement utiles.
- Le symptôme primaire du trouble bipolaire est la manie (ou hypomanie) . La plupart des individus avec dépression n'ont pas de manie ou d'hypomanie. Le caractère cyclique n'est pas necessaire au trouble bipolaire, mais il est commun. Le caractère cyclique n'est pas exclusif au trouble bipolaire. La plupart des individus avec le BPD ont des oscillations d'humeur, mais ils n'ont pas de manie ou d'hypomanie - leurs oscillations d'humeur changent la plupart du temps avec le sentiment. de se sentir malLa présence de manie ou d'hypomanie établit le diagnostic de bipolaire, qui peut débuter à la petite enfance. Le BPD commence à la puberté (Aapel: signes durant l'enfance). l'AD(h)d semble être un phénomène génétique, pas une maladie, et commence dans la prime enfance - en fait, ceux avec exclusivement le coté "inattention" du Ad(h)d peuvent être des bébés très "faciles".
Les similitudes sont l'irritabilité, l'instabilité d'humeur, et la réaction disproportionnée au stress. Il y a néanmoins des différences subtiles.
Les Bipolaires - particulièrement enfants - réagissent mal lorsqu'on leur dit "non" tandis que ceux avec ADHD n'aiment pas les stimulations excessives, quant  aux borderlines ils ont des cycles conduisant à la dysphorieinquiétude, fureur, dépression et désespoir ) sous stress - particulierement lorsqu'ils experimentent la crainte ou la colère.
Je suspecte qu'aussi bien le BPD que le trouble bipolaire sont une forme d'épilepsie(les cellules du cerveau s'allumant de façon inapproprié et en dehors de tout controle). C'est pourquoi les médicaments d'anti-épilepsie fonctionnent tellement bien. - Le Bipolaire peut être une épilepsie sur les pics d'un modele normal saisonnier que nos ancêtres avaient besoin pour survivre durant les dures périodes glacières durant des milliers d'années où l'hibernation pendant l'hiver et l'accroissement d'énergie durant le printemps/été étaient salutaires.
- Le trouble borderline est (Aapel: "pourrait être") une épilepsie "d'instinct animal" emprisonné, acculé, enroulé. Dans le trouble borderline, il y a des anomalies dans les systèmes "adrénergiques et cholinergiques" du cerveau qui répondent au lithium et au carbamazepine, des anomalies dans les systèmes dopaminergiques centraux causant les symptômes psychotiques qui répondent à des faibles doses de neuroleptiques, et des anomalies dans le système nerveux central, le systeme serotonergique sous-jacent des comportements impulsifs agressifs qui répondent aux agents serotonergiques tels que le Prozac.
Les Bipolaires ont besoins d'être agressivement traités avec des médicaments antiepileptiques et des antipsychotiques avant de traiter les autres diagnostics, bien qu'avec les adultes qui ont également un trouble borderline je traite habituellement d'abord pendant une semaine avec un SSRI (Selective Serotonin Reuptake Inhibitors) avant d'ajouter le médicament antiepilepsie Tegretol en raison des benefices profonds que peuvent apporter à attendre une semaine avant de commenser le Tegretol. Les antipsychotiques comme Risperdal et Seroquel peuvent être nécessaires des le début." (Leland M. Heller, MD, “Is it Bipolar, BPD or ADHD?” , ask the doctor)
* "En matière de TDAH,  le diagnostic différentiel est essentiel, il faut d'abord éliminer la possibilité d'une épilepsie, d'un retard du lobe frontal,  d'une précocité,  d'une hyperactivité réactionnelle due à  un défaut d'éducation ou une souffrance psychologique, d'une maltraitance.
Le TDAH n'est pas un trouble de la personnalité (ex: Borderline), un état anxieux, un trouble affectif, ou dissociatif,  une schizophrénie, une psychose, ou de l'autisme…
Selon moi le Borderline pur (sans TDAH) n'a pas de trouble d'apprentissage, ses repères spatiaux temporels sont bons, son QI est harmonieux dans la moyenne. Les subtests sont à  peu prés égaux partout, le QI verbal est peu éloigné du QI de performance…
L'enfant Borderline peut être inattentif car angoissé ou anxieux à  certains moments mais il peut se concentrer, finir un jeu ou une tache contrairement à  l'enfant TDAH. L'enfant Borderline n'est pas en échec scolaire dés le primaire.
On peut faire le diagnostic différentiel avec un bilan neuropsychologique complet comprenant, test de barrage, échelle de mémoire, QI, bilan de langage, bilan psychomoteur après avoir fait un EEG standard et un IRM…
L'enfant TDAH ne sait pas s'organiser ni planifier. Il est souvent incapable de réaliser plus de deux consignes qui se succèdent.
La précocité est souvent associé au TDAH mais on observe chez les enfants précoces sans TDAH des comportements hyperactifs généralement uniquement à  l'école car l'enfant s'ennuie.
L'impulsivité cérébrale du sujet THADA s'exprime dans toutes les situations de la vie, c'est un touche à  tout qui ne peut jamais se contrôler, même dans une situation calme simplement  parce qu'il est dans l'incapacité de réfléchir avant d'agir et que sa mauvaise mémoire de travail l'handicape. Je pense que l'impulsivité du sujet borderline est une impulsivité d'émotion qui ne se manifeste que dans les situations tendues, les colères, les conflits, la douleur, la frustration mais pas dans les autres situations…
Le syndrome TDAH  provoque des chances de développer en même temps un autre trouble : 30 à  50% de chances de développer un trouble de conduite ou un trouble  oppositionnel, de 15 à  75 % un trouble de l'humeur, 25 % un trouble de l'anxiété, etc
L'ampleur de la composante génétique associée au TDAH est parmi les plus élevées des troubles psychiatriques (70 % a 95 %)." (Marlene Wahl, co-fondatrice de l'association THADA France 2OO3)

Point de vue de l'Aapel sur ADHD, TDA/H et le trouble de la personnalité borderline
Voici notre sentiment.L'ADD (TDA) et le trouble borderline sont-ils deux troubles distincts ?
Oui, voir plus haut, chacun a des caractéristiques différentes. Si ils constituaient la même entité il serait inutile de les séparer dans le DSM
Est-il possible de souffrir des deux troubles ?
Oui, quand bien même les deux troubles sont différents, une personne peut souffrir d'un trouble borderline et de déficit d'attention en même temps
TDA - Diagnostic différentiel (nosologie)
En se basant sur le DSM-IV, le trouble de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité n'est pas diagnostiqué si les symptomes s'expliquent mieux par un autre trouble mental : trouble envahissant du développement (autisme,asperger,...)schizophrénie ou un autre trouble psychotique, trouble de l'humeur (bipolairedépression,etc), trouble anxieux (angoisse généraliséestress post traumatique, etc)trouble dissociatif ou trouble de la personnalité.
... ou modification de personnalité en raison de considération médicales générales, ou trouble lié à un abus de substance...
Mais aussi l'epilepsie, problèmes d'audition, de sommeil, etc... (netdoctor),
Un TDA (trouble de déficit d'attention) durant l'enfance conduit-il à un TPL (trouble borderline) à l'adolescence ?
Cela est vrai dans de nombreux cas mais n'est pas automatique, cela reste une possibilité (surtout si l'enfant avec TDAH n'a pas été traité durant l'enfance)
Autant un TDA ne conduit pas obligatoirement à un trouble borderline, autant un TPL peut souvent naitre d'évenements sans liens avec un TDA
Le trouble borderline est-il une maladie d'adulte et le trouble de déficit d'attention une maladie d'enfant ?
Globalement oui mais pas toujours. Il est possible de diagnostiquer un trouble borderline durant l'enfance (voir études) comme il est possible de diagnostiquer un TDA à l'age adulte
Le fait qu'une personne réponde positivement à un médicament de type "stimulant" prouve t'il que la personne souffre bien d'ADHD, TDA/H ?
Les stimulants permettent à beaucoup de personnes d'améliorer leur concentration et attention, que ces personnes souffrent de déficit d'attention ou pas. Les progrès sont justes plus visibles chez les personnes souffrant de déficit d'attention (Source NIMH ADHD)
A noter qu'il existe des polémiques sur l'usage de ces molécules, et qu'il est important de jauger le rapport bénéfices / inconvénients pour chaque cas.
Le but de ces propos est de dire que l'on ne fait pas reposer un diagnostic uniquement sur la réponse ou non réponse d'une molécule
Conclusion ?
La coexistence des deux troubles, bien que non « obligatoire » semble évidente.
Les deux semblent donc pouvoir cohabiter ce qui n’est absolument pas incompatible quand l’on sait que se comporter "normalement", "fonctionner", pour une personne borderline est souvent épuisant.
Quant à distinguer les deux, cela ne semble pas poser de gros problèmes, les critères DSM  étant très différenciés notamment pas le coté "problème d'attention" qui semble le "coeur" du TDA.
La conclusion qui sera toujours la même dans ces pages est « Lorsque l’on pose un diagnostic de trouble d’attention, il est important de voir s’il n’y aurait pas "autre chose" derrière tout cela et notamment un trouble de la personnalité borderline (tout du moins en « gestation »)(...et inversement)
A propos des stimulants
A noter que les patients souffrant d'ADHD, TDAH peuvent être traités chimiquement par Methylphenidate Chlorhydrate (ritaline) ou dextroamphetamine (Dexedrine) qui ont un "effet stimulant de type amphétaminique, conséquence d'une augmentation de la libération de dopamine au niveau central" (biam), et ce en plus d'une prise en charge / thérapie adaptée
 
AAPEL
Merci de lire les pages impulsivité et trouble borderline et troubles impulsifs et borderline
trouble bipolaire et trouble borderline
 
Liens :

Les déficients attentionnels anonymes sont une fraternité d'hommes et de femmes qui ont en commun un trouble neurobiologique héréditaire.
Ce qu'ils disent de nous : "Bravo pour votre site; il constitue sans aucun doute une fenêtre d'information fort pertinente et bien documentée sur un sujet qui nous concerne tous: la maladie mentale"
Mise en garde:
Toutes les informations présentes sur ce site sont dans le but d'aider à comprendre une maladie pour le moins "particulière" et déroutante
Mais aussi et surtout à soutenir les personnes qui souffrent, malades ou pas. En tous les cas, il est INDISPENSABLE d'avoir recours à un médecin psychiatre et ou psychothérapeute spécialiste de la maladie pour confirmer ou infirmer un diagnostic
Quoiqu'il en soit le nom d'une maladie importe peu, ce qui compte, c'est d'appliquer le "bon" traitement à chaque malade

mercredi 4 janvier 2012

Bonjour à tous et Bonne Année 2012 !
Bonheur, santé et succès !


Puisque c'est la saison où l'on décide très souvent de reprendre certaines choses en main, voici un lien qui vous propose toute un série d'information sur notre sujet d'intérêt. Il y propose aussi une série de questionnaires pouvant mettre en lumière certaines questions sur ce même sujet, le TDAH.


http://www.attentiondeficit-info.com/

Bon début d'année encore une fois. Plusieurs articles fort intéressants seront au rendez-vous prochainement !

vendredi 16 septembre 2011

Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH) DOSSIER COMPLET


Voici un article des plus complet sur le sujet qu'est le TDAH.
Riche en informations et expliqué adéquatement, ce document vous aidera à faire la lumière sur ce phénomène qui nous touche tous de près ou de loin.
Lien : Trouble de déficit de l'attention / hyperactivité (TDAH)

lundi 13 juin 2011

TDAH chez l’adulte: suivre une psychothérapie réduirait les symptômes


Les adultes atteints d’un trouble de déficit de l’attention (TDAH) souffrent moins des symptômes associés à cette maladie lorsque leur médication est jumelée à une psychothérapie cognitivo-comportementale, selon une étude américaine.

Suite de l'article ici www.passeportsante.net

mardi 17 mai 2011

Hopital Rivière des Prairies


Un hôpital unique en son genre

Au Québec, quand on pense pédopsychiatrie et troubles neurodéveloppementaux, c'est à l'Hôpital Rivière-des-Prairies (HRDP) que l'on se réfère. Dans son champ de compétence, l'HRDP est le seul centre de la province à offrir des services spécialisés et surspécialisés dans ces domaines. Son expertise de pointe, sa quête incessante de l'innovation, l'intégration de la recherche dans les services cliniques en font un lieu unique où convergent les passionnés du domaine, toutes professions confondues.
Affilié à l'Université de Montréal, l'HRDP est un chef de file et un expert hautement reconnu, tant au niveau régional, national, qu'international pour qui s'intéresse à ce que la science a de mieux à offrir aux jeunes aux prises avec un problème grave de santé mentale.
Ressource de troisième ligne, l'HRDP est un expert en matière d'évaluation, de diagnostic, de traitement, de recherche et d'enseignement en pédopsychiatrie et en troubles neurodéveloppementaux. Le transfert des connaissances constitue un élément central de son mandat afin de soutenir les équipes de santé mentale de première et de deuxième lignes.
L'Hôpital Rivière-des-Prairies, à l'instar de ses coéquipiers du réseau de la santé, offre des services de qualité, sécuritaires, pertinents, efficients, accessibles, complémentaires et organisés, de façon à servir le principe de continuum de services. L'HRDP offre des soins et services en cliniques spécialisées et surspécialisées, en hôpital de jour ou en hospitalisation de courte et moyenne durée. L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont a permis récemment d'implanter un réseau intégré de services pédopsychiatriques qui assurent des services en urgence et d'hospitalisation.
Bienvenue chez nous !

mardi 9 novembre 2010

le TDAH et la colère

Voici un article ci-bas très intéressant sur le TDAH et la colère puisé sur le site de Sarah Jane Keyser, coach de vie pour les TDAH.
Son site : http://www.coachingkeytoadd.com/fr-keycoach.html




Colère + TDAH = Bombe H
Comment gérer la colère sous Hyperactivité ou TDAH
en 6 étapes + un bonus.

La colère est un paradoxe. A moins d'être un saint, tout le monde a réagi un jour ou l'autre avec colère, du moins par la pensée. Elle éclate devant une injustice ou un préjudice. La riposte nous semble virile et justifiée. Et c'est tellement plus gratifiant que de tendre l'autre joue.
Quand ce fou du volant me double à toute vitesse et me fait une queue de poisson alors que j'attends patiemment mon tour, j'ai envie de le défoncer. Je suis en colère. Je veux ma revanche. La plupart du temps, la majorité d'entre nous peut neutraliser cette impulsion à la demande.
La colère engendre le paradoxe suivant : on se sent mieux, mais cette émotion est radioactive, comme une bombe A. Les retombées affectent l'entourage, elles endommagent les relations pendant des années. Pensez aux épouses battues (parfois aux époux), aux enfants maltraités.
J'ai coaché quelqu'un qui souffrait de stress post traumatique, par suite de violences subies pendant son enfance. Les Américains ont créé l'expression passer en mode " postal " pour illustrer les explosions de fureur incontrôlable. Selon le Dr. John Ratey dans son ouvrage "Shadow Syndromes",1 le milieu psychiatrique voit la colère comme un déclencheur parmi tant d'autres, mais ne la considère pas comme un problème en soi. Le DSM-III2 avait répertorié la catégorie " Désordre Explosif Intermittent ". Cette dernière fut retirée du DSM-IV car personne n'en avait l'utilité.
Dans le cas des Troubles de Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), la combinaison se révèle doublement toxique. La colère ne fait pas spécifiquement partie des TDAH. Néanmoins, beaucoup de leurs caractéristiques contribuent à la déclencher.
La sensation d'être insulté ou d'avoir subi un préjudice sert de détonateur. Une impulsion de défense agressive se déclare ensuite, concrétisée par l'attaque. Lorsqu'une personne souffre de TDAH, ses perceptions sont fréquemment faussées, car son système d'attention erratique a raté une information capitale. Son esprit en ébullition comble alors les blancs selon sa vue personnelle du monde, qui est souvent négative.
L'insulte présumée entraîne un sentiment de honte. Cette émotion inhibe alors toute possibilité d'enrayer l'explosion. L'impulsivité du TDAH active la bombe, effrayant les adversaires plus faibles et les observateurs de la scène. Elle déclenche aussi bien le réflexe du combat chez ceux qui osent faire front, conduisant à des dommages corporels bien réels. Le Dr. Hallowell mentionne un père et un fils se battant à 3 heures du matin à coup de batte de base-ball et de crosse de hockey.
Sous l'emprise de la colère, on se sent dans son bon droit. Ceux qui se mettent dans cet état ont du mal à appréhender le problème, jusqu'à ce qu'ils l'aient sous les yeux. Quelqu'un que j'ai coaché a enfin compris pourquoi son épouse menaçait de le quitter, quand il vit la vidéo qu'elle avait filmée dans un de ses accès d'humeur. Sa réaction : "Je n'avais aucune idée de ce à quoi je ressemblais. Je ne veux plus jamais me comporter ainsi."
Dans son livre"Healing ADD, the 6 Types of ADD"3 le Dr. Daniel Amen identifie les troubles TDAH doublés de colère comme l'une des six versions qu'il dénomme " TDAH Temporels ". La colère chronique, tout comme les TDAH, prend naissance dans le système neurologique du cerveau. La famille et la culture peuvent avoir transmis cette façon d'aborder la vie.

Pour éviter de traumatiser ceux que vous aimez, voici six étapes pour vous aider à maîtriser votre réaction.

  1. Vous êtes responsable de votre colère. Observez-vous pour détecter ce qui l'attise.
  2. Lorsque vous sentez que vous allez vous fâcher, éloignez-vous. Excusez-vous ; prétextez simplement que vous voulez parler du problème plus tard quand vous aurez eu le temps d'y réfléchir. Faites un tour ou allez aux toilettes.
  3. Si vous vous fâchez en permanence après vos enfants, apprenez quelques techniques alternatives d'éducation. Il existe un programme, STEP4, qui enseigne d'autres méthodes de résolution de problème. http://www.stepinfo.ch.
  4. Inscrivez-vous à un programme de gestion de la colère comme le plan en 12-étapes ou essayez le yoga et la méditation.
  5. Une thérapie, en particulier une thérapie comportementale, vous aidera à comprendre quel rôle votre famille et vos origines culturelles jouent dans votre colère. Elle vous permettra d'identifier quels en sont les déclencheurs, et comment contrôler vos réactions.
  6. Consultez un médecin spécialisé dans les TDAH. Les docteurs Amen, Hallowell, Ratey et Brown parlent tous de patients auxquels le médicament approprié a été d'un grand secours. Dans le cas des TDAH, il est nécessaire de suivre un traitement, mais un stimulant peut agir à contre sens sur la colère ; on utilise des remèdes différents pour la contrôler.
Bonus : Apprenez à rire. Rejoignez un club du rire.

1. Les syndromes de l'ombre par John Ratey, M.D (professeur de psychiatrie à l'université de Harvard)
2. Note du traducteur : Diagnostic and Statistical Manual ( Manuel diagnostique et statistique p>des troubles mentaux - Troisième révision) est un outil de classification des troubles mentaux publié aux États-Unis en 1980 par l'Association américaine de psychiatrie. Par sa conception et la philosophie qui le sous-tend, il marque une rupture radicale avec le DSM-II. En effet, le DSM-III se veut purement empirique et détaché de toute théorie, et notamment de la théorie psychanalytique.
3. Comment guérir les 6 différentes versions des TDAH " par Daniel Amen M.D., spécialiste des questions du cerveau.