mercredi 1 mai 2013

Pourquoi le TDAH est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?


Une belle analyse sur le TDAH chez les adolescents et l'aide que l'on peut leurs apporter.

Pourquoi le TDA /H est-il encore plus difficile à vivre à l’adolescence ?

"Les adultes qui côtoient des ados TDA/H passent aussi à côté du trouble car ils associent certains symptômes comme étant liés à la phase de l’adolescence. En effet, le non-respect systématique des règles, les éclats de colère, la distraction, la démotivation scolaire … sont monnaie courante à l’adolescence. Difficile donc de démêler ce qui appartient à l’un ou à l’autre. Pourtant les spécialistes s’accordent pour dire qu’il est important d’accompagner les enfants et les jeunes atteints de TDA/H de manière appropriée. Les difficultés rencontrées dans l’enfance laissent souvent des traces dans le vécu des adolescents qui ont des troubles de type TDA/H. Parfois, ils ont accumulé des retards scolaires et ont perdu leur motivation pour les études. Leurs comportements impulsifs leur valent parfois des accrochages et des heurts dans leurs relations aux autres. Tout cela peut les amener à un certain découragement par rapport à l’école ou à d’autres engagements sociaux, et à une perte de l’estime de soi. Chez certains adolescents, s’il y a d’autres éléments contextuels défavorables, il peut s’ensuivre un état dépressif, une révolte ou des troubles des conduites comme la toxicomanie ou la délinquance."

mercredi 3 avril 2013

Etats-Unis: un ado sur cinq souffre du trouble de déficit d'attention


Voici un article très intéressant qui mérite que l'on se questionne sur l'évaluation et la prescription de médicaments hâtive de la part de certains médecins...

 WASHINGTON — Près d'un garçon adolescent sur cinq aux Etats-Unis souffre du trouble du déficit d'attention avec hyperactivité ainsi que 11% de tous les enfants en âge scolaire, une forte hausse depuis dix ans, rapporte lundi le New York Times citant de nouvelles statistiques fédérales.

Jusqu'alors, ce trouble psychiatrique caractérisé par des problèmes de concentration et de comportement - appelé en anglais "Attention deficit disorder with hyperactivity ou ADHD" - affectait de 3 à 7% des enfants américains.

Des statistiques brutes des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) analysées par le New York Times indiquent que ce syndrome a été diagnostiqué chez 6,4 millions des enfants de 4 à 17 ans à un moment de leur vie, soit un accroissement de 16% depuis 2007, et de 53% en dix ans.

Environ les deux tiers des enfants qui en souffriraient actuellement prennent des stimulants, comme de la Ritaline ou de l'Adderall. Ces traitements sont efficaces mais peuvent aussi entraîner une dépendance ainsi que de l'anxiété ou des psychoses.

La forte hausse des cas d'ADHD cette dernière décennie est jugée surprenante par des médecins, et suscite une inquiétude grandissante quant à une utilisation excessive de ces médicaments, souligne le journal.

"Nous devons assurer un usage approprié" de ces médicaments, a insisté le directeur des CDC, le Dr Thomas Frieden.

"Les bons médicaments prescrits pour l'ADHD aux personnes qui en ont réellement besoin peuvent faire une grande différence mais malheureusement leur utilisation à mauvais escient s'accroît à un rythme alarmant", a-t-il déploré dans le New York Times.

Selon le Dr James Swanson, professeur de psychiatrie à l'Université internationale de Floride, un des experts en pointe sur l'ADHD, "il n'est pas possible qu'un garçon adolescent sur cinq souffre d'ADHD".

"Si nous commençons à traiter des enfants qui ne sont pas atteints de ce trouble avec des stimulants, certains vont finir par abuser de ces médicaments et développer une dépendance", a-t-il mis en garde dans le quotidien.

Selon le New York Times, les ventes de ces stimulants ont plus que doublé ces dernières années, passant de 4 milliards de dollars en 2007 à 9 milliards en 2012.


lundi 4 février 2013

Être Super Parents !


Les Super Parents, ce sont les parents qui réussissent à élever un enfant atteint du TDA/H. Ils méritent notre admiration, ainsi que toute notre compréhension et notre soutien, même si parfois ils perdent courage et baissent les bras.

- très renseignés sur le TDA/H, ils acceptent l'enfant tel qu'il est.

- inflexibles pour ce qui est du respect des règles, mais toujours calmes et positifs.

- anticipent les situations à problèmes.

- essaient d'obtenir une étroite collaboration avec l'école et parfois même y arrivent.

- vont à l'école régulièrement et pas seulement lors des rencontres parents-enseignants.

- savent relâcher la pression quand le niveau de frustration de l'enfant atteint un seuil critique.

- s'abstiennent de critiquer leur enfant pour chaque petite faute ou imperfection commise (l'enfant atteint de TDA/H culpabilise énormément même si il ne le montre pas et n'a pas besoin que vous en rajoutiez).

- réagissent de manière constante et immédiate à chaque comportement.

- sont dotés d'un sens de l'humour incroyable.

- soutiennent leurs enfants dans leurs projets en leur montrant de l'intérêt et en les encourageant, quelles que soient leurs aptitudes.

- s'intéressent à ce que vit l'enfant ; ses joies, ses peines ses peurs, ses désirs ; mêmes fatigués.

- ignorent les fautes mineures et choisissent les combats qui en valent la peine.

- se rappellent que leur enfant ne veut pas être un fardeau pour son entourage.

- dans le doute, n'hésitent pas à répéter : à force d'être guidé, soutenu et orienté, l'enfant finira par assimiler.

- regardent toujours leur enfant comme un enfant et oublient l'élève.

- avant de punir ils s'assurent que le jeune a compris les "3 pourquoi" : pourquoi c'était interdit, pourquoi il doit réparer et pourquoi il ne recommencera pas.

- n'attendent pas de leur enfant qu'il possède les mêmes talents qu'eux et ne se montrent pas déçu si leur enfant ne marche pas sur leurs traces.

- ne projettent pas sur leur enfant leurs rêves de grandeur inassouvis.

- n'oublient pas que leur enfant a besoin du support et de la compréhension de sa famille et de son milieu scolaire.

- accordent à leurs enfants une approbation conséquente et inconditionnelle, pour les grandes et les petites choses qu'ils accomplissent, indépendamment de leur degré de réussite.

- n'oublient pas de dire souvent à leurs enfants combien ils les aiment et combien leurs enfants comptent pour eux. (Assurez-les que votre amour pour eux ne dépend pas de ce qu'ils accomplissent. Adoptez un comportement constant et cohérent. Si vous leur refusez votre affection ou votre approbation quand ils ne se distinguent pas, ils ne vous feront plus confiance).

- encouragent leurs enfants à faire de leur mieux et les poussent en douceur à aborder de nouvelles activités, à vivre de nouvelles expériences qui les aideront à évoluer et à élargir leurs connaissances afin d'augmenter leur confiance en eux, leur assurance physique et leur optimisme, quant au monde qui les entoure et à leur avenir.

- procurent, si c'est possible, à l'enfant un endroit où se réfugier et un pour se défouler.

- sont d'accord entre eux dans les stratégies à adopter vis-à-vis de l'enfant.

- se débrouillent pour trouver des moments d'intimité à deux, en amoureux.

- sont des adultes heureux. C'est le meilleur moyen pour faire des enfants heureux.

- ne croient pas les inepties qui consistent à dire qu'il ne faut pas prodiguer trop d'amour ou d'attention aux enfants, surtout dans leur petite enfance. Ils n'en auront jamais assez : un amour et une affection véritable ne risquent pas de les "pourrir".

- sont conscients de ne pas être parfaits et ne culpabilisent pas lorsqu'ils oublient d'appliquer les règles citées plus haut.


Les supers-parents ont parfois eux-aussi besoin de techniques pour se remonter le moral. Voici quelques conseils qui peuvent leur donner un coup de main.

Regarder un de vos film préféré après le repas, laissez tomber la vaisselle et le rangement. Demain !

Manger du chocolat...avec des chips et une bonne liqueur ben frette...mais pas trop souvent.

Ecouter de la musique...Ben ben Fort !

Dès que vous sentez que vous perdez le contrôle, mettez une distance émotionnelle entre vous et les événements pour être sûre de votre objectivité.

Trouvez un exutoire comme le sport ou un loisir.

Toutes les activités qui épanouissent un aspect de votre personnalité sont une source d'équilibre et un moyen de mieux résister aux contrariétés quotidiennes.

Veuillez à être bien entouré Que vous l'admettiez ou non, fréquenter des gens stressés est un important facteur de stress. A l'inverse, s'entourer de gens sereins - même pour un temps très court - procure un sentiment d'intense sérénité.

Ignorez les petites difficultés. Le premier secret pour accéder à la sérénité, c'est de ne pas laisser de petits problèmes vous empoisonner l'existence. Le deuxième secret, c'est de réussir à considérer TOUS les obstacles comme des obstacles mineurs.

Préservez des moments de détente peu importe ce qu'ils sont.

A chaque jour suffit sa peine La plupart de nos soucis le sont PAR ANTICIPATION. Neuf fois sur dix, ils n'ont aucune raison d'être, car les faits sur lesquels ils reposent ne se produisent jamais. Aussi, concentrez-vous sur le moment présent et dites-vous que demain est un autre jour.

SOURIEZ Ne vous départez jamais de votre sens de l'humour... si vous l'avez. Jouez-en aussi souvent que possible. Rien de tel pour désamorcer les situations de stress et accéder au calme.

Ne luttez pas en vain. Dans tout combat survient un moment où l'acharnement ne sert plus à rien, surtout s'il devient une fin en soi. Sachez abandonner un combat inutile pour un autre qui en vaut la peine, comme savent le faire les personnes sereines.

N'oubliez jamais que votre opinion aujourd'hui n'est pas forcément l'opinion que vous aurez demain. Alors donnez-vous du temps pour réfléchir aux événements qui vous tracassent.

Pensez serein Ayez des pensées sereines. Contemplez des scènes sereines. Écoutez des sons sereins. A votre avis, qu'allez vous ressentir?

Soyez votre meilleur ami.

N'accordez de l'attention qu'à ce qui le mérite. Au besoin, isolez-vous 5 minutes pour prendre du recul.

Défoulez-vous : criez, frapper sur un sac d'entraînement, mettez-vous en boule dès que vous en ressentez le besoin. Tout garder à l'intérieur, c'est accumuler le stress, avec le risque d'être totalement submergée un jour par de sombres idées. Faut que le méchant sorte !

Quand tout va mal, concentrez-vous sur la partie que vous pouvez influencer. Uniquement sur elle. Agissez et restez concentré pour agir encore et encore. Vite. et oubliez le reste : oubliez tout ce que vous ne pouvez pas influencer.

Allez regarder vos enfants qui dorment... ils sont si sages et si mignons.

Entourez-vous de gens qui voient le meilleur qui est en vous. Et qui vous encouragent.

Cessez une relation ou une activité non satisfaisante.

Quand vous discutez avec vos proches, laissez-les gagner. Choisissez d'être heureux, plutôt que d'avoir raison. (même si vous avez raison!)

Ne faites jamais semblant.

Lorsque vous repensez à votre journée, ne vous polarisez pas uniquement sur les petits soucis. Prenez le temps de vous remémorer aussi les bons moments du jour !

Glissez-vous dans un bon bain moussant.

Faites une pause et prenez une grande et bonne inspiration régénératrice plusieurs fois par jour. Votre rythme cardiaque et votre pression artérielle ne s'en porteront que mieux.

Prenez une longue et bonne douche - laissez l'eau chaude détendre les muscles de vos épaules et de votre dos.

Jouez avec vos amis ou vos enfants - c'est le secret de la jeunesse.

Permettez-vous un gros dessert de fou...de temps en temps...

Gardez de la distance par rapport au problèmes - une bonne santé et un esprit serein sont les choses les plus importantes.

Ne vous complaisez pas dans le passé. Vivez le présent, planifiez le futur.

Si vous ne vous sentez pas bien dans une situation, dites NON.

N'allez pas dans un Wallmart le samedi après-midi.

Soyez patient avec les autres - et avec VOUS-MÊME.

Restez en contact avec vos vieux amis et vos anciennes relations. Ils peuvent êtres d'une très grande écoute.

Ne regardez pas trop les nouvelles à la TV - lisez plutôt un journal, vous pourrez ainsi sélectionner ce qui vous intéresse.

Allez au bord de la mer ou du fleuve, spécialement en automne ou en hiver.

Admirez, respirez à fond.

Essayez la peinture, la sculpture ou le dessin.

Gardez une attitude positive - pensez à toutes les bonnes choses qui vont vous arriver demain.

Gardez votre âme d'enfant.

Évitez de vous justifier ou de prouver vos qualités.

Soyez le meilleur ami de votre amour.

Faites des exercices de respiration à chaque apparition de stress pour rester sereine quoi qu'il arrive.

Quand on vous demande quel est votre plat préféré, répondez la poutine Ashton à -48 avec le facteur vent !!!

Acceptez vos faiblesses.

Laissez donc aux autres le soin d'être parfaits et merveilleux. Contentez-vous de ce que vous êtes. Vous vous sentirez beaucoup plus détendu.

Et surtout, n'oubliez jamais qu'aujourd'hui, est le premier jour du restant de votre vie. Alors vivez-le à fond !!!

lundi 28 janvier 2013

Étude Une nouvelle manière de diagnostiquer le déficit d'attention?


En ce début d'année 2013, certaines nouvelles concernant le TDAH font surface dans l'actualité. Certaines d'entres eux sont très intéressantes. En voici une qui mérite d'être suivi de près.

Étude Une nouvelle manière de diagnostiquer le déficit d'attention?

Pour sa thèse de doctorat en pharmacologie, la chercheuse basque Alaitz Molano a prélevé 400 échantillons de salive chez des enfants ayant reçu un diagnostic de trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), ainsi que 400 échantillons chez des sujets qui n'avaient aucun problème de ce genre.

Parmi ces échantillons, un total de 250 polymorphismes, c'est-à-dire des variations génétiques entre les individus, ont été découverts, incluant 32 qui étaient directement reliés au TDAH, à l'évolution de la maladie, à son sous-type, à sa sévérité ainsi qu'à la présence d'autres problèmes.

L'analyse a même confirmé l'existence de 3 sous-types : le déficit d'attention, l'hyperactivité et la combinaison des deux.

Mme Molano a expliqué « qu'il était véritablement possible de constater, sur le plan génétique, à quel sous-type les enfants appartiennent », selon Science Daily.

La doctorante propose de mettre au point une puce à ADN contenant les 32 polymorphismes et pouvant être mis à jour au besoin si d'autres sont découverts, afin de faciliter le diagnostic du trouble.

Dans le monde, le taux de TDAH oscille entre 8 et 12 % des enfants. Environ 50 % des jeunes patients diagnostiqués continuent de montrer les symptômes à l'âge adulte.

Jusqu'à présent, le diagnostic n'était basé que sur l'observation comportementale, et non sur une confirmation clinique.

Source : http://fr.canoe.ca/sante/archives/2013/01/20130124-152908.html

jeudi 25 octobre 2012


Être parent, ce n'est pas un travail ou une "job". C'est un art ! Un art que l'on peaufine à coup de moment et à coup de journée. Chaque pensées, chaque gestes et surtout, chaque paroles doivent êtres pesées dans la balance de la conscience et du gros bon sens. Toutefois, garder cette constance n'est vraiment pas une mince tâche. Que nous soyons parents d'enfants ayant des troubles neurologique ou pas, la patience et la tolérance ne sont pas toujours au rendez-vous...Ou plutôt, nous n'arrivons pas toujours à les atteindre et faire en sorte que ces vertus guident nos actions, même et surtout dans les moments les plus dures.

Le texte qui suit m'a fait sourire parce qu'il est "criant" de vérité, sans faire de jeu de mot. À lire avec une certaine introspection, tout en gardant le sourire au coin des lèvres !

"Parmi les nombreuses découvertes de la vie de parents, l’une des plus horrifiantes est sans doute d’entendre sa propre « voix de parent ». De s’entendre chialer, donner des consignes, répéter, s’indigner, avoir peur, grogner, etc.

Mon billet d’hier sur les phrases à cocher chaque semaine (pour ne pas dire chaque jour) nous montre à quel point on peut en dire des trucs plates.

Et justement, il vient un temps où on répète tellement qu’on devient irrités de sa propre voix. C’est vraiment à moi cette voix trop haute, fatigante, criarde? C’est moi qui gesticule comme ça, en criant après le désordre et le bruit? C’est bien moi, ce parent fatiguant qui parle au mur? Mais taisez-moi quelqu’un.

C’est terrible de s’entendre chialer. On croirait entendre ses parents (Alors qu’on se jurait donc qu’on ne sonnerait jamais comme ça).
Ou alors c’est le contraire; on se demande pourquoi on crie autant alors que nos parents n’ont jamais eu besoin de faire ça…

Répéter. Jour après jour. Seconde après seconde. Et plus vous avez d’enfants, plus l’écart entre les phrases plates est court. Quand ils décident tous de mettre le trouble en même temps, on se rend vite compte que nos pauvres jets de consignes sont pathétiques et inutiles.

Des fois, je refuse. Je me dis qu’il y a surement une façon différente de faire passer le message qu’avec ce ton de parent. Et j’essaie des méthodes alternatives. Le regard furieux sans paroles. Le ton monocorde très bas avec le doigt qui pointe. Le décompte avant la conséquence. La phrase mystérieuse « Ok, parfait, si c’est comme ça… » que seul le plus vieux détecte comme une vague menace. Ou bien sûr, l’humour.

L’humour ça marche… jusqu’à ce que ça ne marche plus. Parfois, c’est efficace quand c’est jumelé avec la voix basse sérieuse tout de suite après. C’est la formule « Requête sous forme de blague / on rigole mouahaha / demande sur un ton doux mais sérieux ». Et quand ça fonctionne, on se sent à peine un peu manipulateur.

Mais souvent, on n’a juste pas le temps pour l’humour. Ni la patience. Alors c’est la voix de parent qui sort et hurle de se dépêcher à s’habiller, de refermer le tube de dentifrice, de descendre du frigo... Ah, la vilaine voix.

Faut croire que cette voix-là voyage sur des ondes à haute fréquence. Une fréquence que les enfants, eux, ne semblent pas capter du tout…"

mercredi 24 octobre 2012

Mémoire, concentration et énergie : diète spéciale ?


Est-ce que l'alimentation peu jouer un rôle décision dans la prévention ou l'amélioration des effets du TDAH ? La question se pose encore. Toutefois, certains spécialiste en nutrition se penchent sur le sujet. Hélène Baribeau, nutritioniste nous donne quelques conseils.

"Les troubles de la mémoire et de la concentration peuvent survenir à tout âge : difficultés d’apprentissage chez les jeunes, trous de mémoire durant les périodes de fatigue ou de stress chez les adultes, baisse de concentration après les repas ou réduction des performances intellectuelles chez les gens d’un âge avancé. Or, la nutrition peut jouer un rôle significatif dans le maintien et même dans l’amélioration de ces fonctions.

Plus de 40 nutriments interviennent dans le fonctionnement du cerveau. À cet égard, il est aussi important de s'assurer un apport adéquat en macronutriments (protéines, glucides et lipides) qu'en micronutriments (vitamines et minéraux).

Dans cette fiche, il sera question des mesures alimentaires à mettre en place afin de rendre plus performantes notre mémoire et notre concentration et de maintenir notre énergie tout au long de la journée."

lundi 22 octobre 2012

La menace de l'hyperactivité


L'hyperactivité est dévastatrice pour la performance scolaire et l'emploi, selon une nouvelle étude américaine qui a suivi des hyperactifs pendant 33 ans. Le problème est l'adolescence, qui rime souvent avec l'abandon des médicaments. Le point sur la question.

Ils sont sept fois moins susceptibles d'aller à l'université, sept fois plus susceptibles de ne pas terminer leur secondaire et gagnent en moyenne 40 000$ de moins par année. Leur couple est trois fois moins stable et ils ont trois fois plus de problèmes de drogue ou d'alcool.

Les personnes souffrant du trouble déficitaire d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ne connaissent pas seulement des difficultés durant leurs études. Même si les trois quarts des patients guérissent à l'âge adulte, ils gardent souvent les séquelles des problèmes qui ont miné leur enfance et, surtout, leur adolescence, selon une nouvelle étude américaine.

L'étude new-yorkaise a suivi 135 garçons souffrant de TDAH pendant 33 ans, jusqu'à un âge moyen de 41 ans. C'est la plus longue du genre, et de loin.

«Malheureusement, il n'y a pas eu beaucoup de différence dans les traitements, alors on peut considérer que les résultats s'appliquent aux enfants TDAH d'aujourd'hui», explique Rachel Klein, de l'Université de New York, auteure principale de l'étude parue dans la revue Archives of General Psychiatry. «D'autant plus que notre échantillon provenait d'une banlieue aisée de New York. Ce sont des enfants qui ont eu de l'aide, du soutien, une vie familiale pas trop chaotique.»

Ridha Joober, chercheur en psychologie à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, confirme que les impacts catastrophiques mesurés par les psychologues new-yorkais sont probablement valides aujourd'hui. «Une fois que les parents trouvent la bonne médication, généralement vers le milieu ou la fin du primaire, ils ne font souvent plus de suivi, déplore M. Joober. Or, il faut entourer ces enfants, les aider à trouver des solutions pour les problèmes à l'école, discuter avec la direction et les professeurs. Il faut souvent changer la médication au bout de deux ou trois ans. On peut faire une thérapie familiale pour trouver des solutions inventives aux problèmes, surtout à l'adolescence. De cette manière, les parents peuvent rencontrer le thérapeute seuls si l'enfant est récalcitrant.»

Il n'y a pas de filles dans l'étude de Mme Klein parce que le TDAH touche surtout les garçons, particulièrement quand il y a hyperactivité, la seule forme de la maladie qui était alors diagnostiquée. Les critères de diagnostic ont changé depuis et incluent maintenant des patients avec des formes moins sévères de TDAH. «Les impacts sont moins grands quand il n'y a pas d'hyperactivité ou d'impulsivité», précise Mme Klein.

La proportion de patients médicamentés chute de 65 à 30 % entre 12 et 17 ans.

Les 12-25 ans en Australie

Pour combattre l'abandon des médicaments à l'adolescence, l'Australie a imaginé en 2007 une approche novatrice: des cliniques de santé mentale pour les 12-25 ans. «Les adolescents TDAH abandonnent souvent les médicaments et, à 18 ans, ils doivent changer d'endroit pour être suivis», explique Ridha Joober, de l'institut Douglas, qui a parlé à La Presse des cliniques Head Space d'Australie.

«Des établissements qui ciblent précisément les adolescents et les jeunes adultes sont une idée brillante.» Les 40 cliniques ont vu 80 000 jeunes patients depuis leur lancement. Leur nombre devrait augmenter à 90 centres d'ici à 2015. Des critiques ont toutefois attaqué le programme Head Space parce qu'il siphonne une partie des budgets psychiatriques pédiatriques, ce qui laisse moins d'argent pour l'intervention précoce.

Peu de progrès du côté des médicaments

L'un des problèmes du traitement du TDAH est que les molécules n'ont pas vraiment changé depuis 30 ans.

«Il y a des variantes qui durent plus longtemps ou moins longtemps, explique Ridha Joober, de l'institut Douglas. Ça permet d'améliorer l'observance thérapeutique avec une couverture plus égale de la journée en évitant les hauts et les bas associés aux formes à libération immédiate. Mais à l'adolescence, il y a d'autres difficultés psychologiques qui font diminuer l'observance, comme le sens de l'autonomie et le désir de s'en sortir par soi-même.»

Brooke Molina, un psychologue de l'Université de Pittsburgh qui a publié plusieurs études sur le TDAH à l'adolescence, confirme en entrevue que la diminution des effets secondaires n'aide pas vraiment les adolescents à continuer leur médication. «Comment aider les adolescents demeure un mystère», avoue-t-il.

De 12 à 17 ans, la proportion des patients qui prennent des médicaments passe de 65% à 30%, selon une étude américaine de 2003. Le seul nouveau médicament améliore les problèmes d'anxiété et de tics, selon M. Joober.

Source : Mathieu Perreault - La Presse